Passer au contenu principal Passer à la recherche Passer à la navigation principale
N'hésitez pas à nous contacter via notre service client: +49 7626 974 9700.

Hypotension : causes, symptômes et remèdes naturels

Actualités
Une tension artérielle basse peut provoquer des étourdissements, de la fatigue et des problèmes circulatoires

Illustration 1 : Une tension artérielle basse est souvent bénigne, mais peut entraîner des étourdissements, de la fatigue ou des problèmes circulatoires.

La tension artérielle basse (hypotension) est répandue et, dans de nombreux cas, sans gravité. Si certaines personnes ne ressentent aucun symptôme malgré des valeurs de tension durablement faibles, d'autres souffrent d'étourdissements, de fatigue ou de problèmes circulatoires récurrents. Dans cet article, vous apprendrez quand on parle d'une tension artérielle basse, quelles formes et quelles causes existent, quels symptômes sont considérés comme typiques et comment le diagnostic est posé. De plus, nous vous présentons dix mesures faciles à appliquer au quotidien pour soutenir naturellement votre circulation.

Quand parle-t-on d'une tension artérielle basse ?

La tension artérielle décrit la pression avec laquelle le cœur pompe le sang dans le corps

Illustration 2 : La tension artérielle décrit la pression avec laquelle le cœur pompe le sang dans le corps et approvisionne les organes en oxygène.

La tension artérielle est la pression avec laquelle le sang circule dans les artères et permet d'apporter de l'oxygène et des nutriments à tous les organes et tissus. Elle s'exprime en millimètres de mercure (mmHg). La tension se compose de deux valeurs : la pression systolique et la pression diastolique. La valeur systolique correspond au moment où le cœur se contracte et propulse le sang dans la circulation. La valeur diastolique est mesurée lorsque le muscle cardiaque se relâche entre deux battements et se remplit à nouveau de sang. Chez l'adulte en bonne santé, une tension autour de 120/80 mmHg est considérée comme optimale, des variations individuelles légères étant tout à fait normales.

On parle généralement d'une tension artérielle basse (hypotension) lorsque les valeurs restent durablement en dessous de 100/60 mmHg chez la femme et de 110/70 mmHg chez l'homme. Dans de nombreuses directives internationales et études scientifiques, on utilise toutefois le seuil de 90/60 mmHg pour définir une hypotension.1

Contrairement à l'hypertension, une tension basse n'est en règle générale pas considérée comme une maladie à part entière. De nombreuses personnes présentent des valeurs de tension durablement faibles sans en subir d'effets néfastes. Des valeurs basses sont même souvent associées à un risque réduit de maladies cardiovasculaires. L'hypotension nécessite un traitement essentiellement lorsque des symptômes tels que vertiges, fatigue, troubles de la concentration ou syncopes apparaissent, ou lorsqu'elle est la conséquence d'une autre maladie. L'essentiel n'est donc pas seulement la valeur mesurée, mais surtout la mesure dans laquelle les personnes concernées sont gênées par ces valeurs faibles.

Quelles formes d'hypotension existe-t-il ?

Différentes formes d'hypotension peuvent avoir des causes différentes

Illustration 3 : Toutes les hypotensions ne reposent pas sur la même cause. En médecine, on distingue donc différentes formes d'hypotension.

Le terme « tension artérielle basse » ne renvoie pas automatiquement à une seule situation. On distingue médicalement différentes formes d'hypotension, qui diffèrent par leurs causes, leur manifestation et leur importance clinique. Certaines formes sont congénitales et bénignes, tandis que d'autres peuvent indiquer une maladie sous-jacente ou accroître le risque de chutes et de blessures. Classer l'hypotension selon ses formes permet donc de mieux orienter la recherche des causes et, le cas échéant, d'envisager un traitement ciblé.

Hypotension primaire (essentielle)

L'hypotension primaire ou essentielle est de loin la forme la plus fréquente de tension basse. Elle survient sans cause organique identifiable et n'est généralement pas considérée comme une maladie en soi. Une prédisposition génétique est souvent présente, de sorte que des tensions basses se retrouvent fréquemment dans les familles. Sont particulièrement concernées les femmes jeunes et minces ainsi que les personnes physiquement actives. Bien que les personnes touchées puissent avoir durablement des valeurs inférieures à la normale, l'hypotension primaire provoque souvent peu ou pas de symptômes.

Hypotension secondaire

Contrairement à l'hypotension primaire, l'hypotension secondaire résulte d'une autre maladie ou de la prise de médicaments. Elle doit donc toujours être soigneusement investiguée, notamment si la tension chute soudainement ou si des symptômes apparaissent pour la première fois à un âge avancé. Parmi les causes possibles figurent des maladies cardiovasculaires comme l'insuffisance cardiaque ou les troubles du rythme, des dysfonctionnements hormonaux tels qu'une hypothyroïdie ou une insuffisance surrénalienne, ainsi que certaines affections du système nerveux. Des infections aiguës, des pertes sanguines importantes ou une déshydratation peuvent également favoriser une hypotension secondaire. Par ailleurs, divers médicaments — par exemple les antihypertenseurs, les diurétiques, certains antidépresseurs ou des traitements contre la maladie de Parkinson — peuvent abaisser la tension et provoquer des symptômes typiques.

Hypotension orthostatique

Une autre forme fréquente est l'hypotension orthostatique. Dans ce cas, la tension chute nettement quelques minutes après le passage à la position debout depuis la position couchée ou assise. La cause en est une régulation transitoirement déficiente de la circulation : en se redressant rapidement, une partie du sang s'accumule dans les veines des jambes. Normalement, cette baisse de pression est compensée automatiquement en quelques secondes par divers mécanismes régulateurs de l'organisme. Si ces mécanismes ne fonctionnent pas suffisamment, le cerveau est temporairement moins irrigué. Les conséquences typiques sont vertiges, étourdissements, « voile noir » devant les yeux ou même courtes pertes de connaissance. Les personnes âgées sont particulièrement concernées, les vaisseaux sanguins perdant de leur élasticité avec l'âge et la régulation circulatoire s'affaiblissant.

Hypotension postprandiale

L'hypotension postprandiale doit également figurer dans l'énumération des formes importantes. On parle d'hypotension postprandiale lorsque la tension baisse après un repas. Pendant la digestion, le tube digestif est davantage perfusé. Si l'organisme ne parvient pas à compenser suffisamment cette redistribution du sang, la tension diminue temporairement. Cette forme d'hypotension survient surtout chez les personnes âgées et chez celles atteintes de troubles du système nerveux autonome. Les personnes concernées se plaignent souvent de fatigue, d'étourdissements ou d'un sentiment de faiblesse dans l'heure à deux heures qui suivent le repas. De plus petites prises alimentaires réparties dans la journée et l'évitement de repas très copieux ou riches en glucides peuvent souvent atténuer les symptômes.

Symptômes typiques d'une tension artérielle basse

Une tension artérielle basse ne provoque pas forcément des symptômes. Certaines personnes ayant des valeurs basses de manière chronique se sentent parfaitement en bonne santé. Lorsque des symptômes surviennent, ils résultent le plus souvent d'une irrigation insuffisante, même temporaire, du cerveau et d'autres organes. Cela se produit notamment lors d'un changement de position rapide, d'une station debout prolongée, par temps chaud ou en cas de déshydratation.

Parmi les symptômes typiques d'une tension artérielle basse figurent :

  • Vertiges, en particulier lors d'un lever rapide
  • Étourdissements ou sensation générale de faiblesse
  • Voile noir devant les yeux
  • Troubles de la concentration et baisse des performances
  • Fatigue marquée ou épuisement
  • Mains et pieds froids en raison d'une perfusion réduite
  • Bourdonnements d'oreilles (par ex. acouphènes)
  • Palpitations ou tachycardie
  • Nausées
  • Perte de connaissance (syncope) en cas de chute importante de la tension

Comment se développe une tension artérielle basse ? Causes fréquentes et facteurs de risque

Une tension artérielle basse peut avoir de nombreuses causes. Si dans de nombreux cas il s'agit d'une prédisposition bénigne, une maladie ou la prise de certains médicaments peut parfois en être la cause. Parmi les principales causes et facteurs de risque figurent :

  • Déshydratation
  • Chaleur et transpiration abondante
  • Station debout prolongée
  • Sédentarité
  • Prédisposition génétique
  • Corpulence mince
  • Grossesse
  • Maladies cardiovasculaires
  • Hypothyroïdie ou insuffisance surrénalienne
  • Affections du système nerveux
  • Médicaments abaissant la tension
  • Diurétiques
  • Certaines classes d'antidépresseurs
  • Médicaments pour le traitement de la maladie de Parkinson

Procédures diagnostiques pour l'hypotension

Des mesures de la tension et d'autres examens aident à clarifier une hypotension

Illustration 4 : Des mesures de la tension et d'autres examens spécifiques permettent de distinguer une hypotension bénigne d'origines traitables.

Dès lors que des symptômes récurrents tels que vertiges, étourdissements, syncopes ou une baisse marquée des performances apparaissent, une hypotension doit être investiguée par un médecin. Le diagnostic débute en général par un entretien médical approfondi au cours duquel on recueille notamment le moment d'apparition typique des symptômes et l'éventualité de maladies ou de médicaments en cause. S'ensuivent un examen clinique et la mesure de la tension — idéalement à plusieurs reprises et dans différentes conditions.

Selon les suspicions, des examens complémentaires peuvent être utiles :

  • Mesures répétées de la tension : Elles aident à distinguer une hypotension persistante des fluctuations passagères.
  • Enregistrement de la tension sur 24 heures : Il permet d'évaluer l'évolution de la tension dans la vie quotidienne.
  • Test de Schellong : Ce test évalue les variations de la tension et de la fréquence cardiaque lors du passage de la position couchée à la position debout. Il sert à détecter une hypotension orthostatique.
  • Test sur table basculante (Tilt-Table) : Ce test étudie la réaction de l'organisme lors du passage de la position couchée à une position verticale. Il est surtout utilisé en cas de syncopes répétées ou de troubles circulatoires inexpliqués.
  • Analyses sanguines : Elles peuvent notamment apporter des indices en cas d'anémie, de déshydratation ou de troubles hormonaux tels qu'une hypothyroïdie ou une insuffisance surrénalienne.
  • ECG et éventuellement échocardiographie : Ces examens permettent d'exclure des troubles du rythme ou des affections cardiaques structurelles comme causes possibles.

L'objectif du bilan est de distinguer une forme bénigne, le plus souvent congénitale, d'une hypotension nécessitant une prise en charge étiologique. Si les causes organiques sont exclues et que les symptômes restent légers, de simples adaptations du mode de vie suffisent souvent à stabiliser durablement la circulation.

Comment lutter naturellement contre la tension artérielle basse : 10 conseils holistiques

Boire suffisamment, pratiquer une activité régulière et les douches alternées peuvent soutenir la circulation

Illustration 5 : Boire suffisamment, pratiquer une activité régulière et les douches alternées peuvent contribuer à stabiliser la circulation.

Pour atténuer les symptômes fréquents liés à une tension artérielle basse ou pour la prévenir, vous pouvez agir vous-même. Certaines mesures du mode de vie peuvent contribuer à stabiliser la circulation et améliorer la qualité de vie des personnes concernées. Nombre des recommandations qui suivent sont faciles à intégrer au quotidien et sont notamment préconisées dans les directives actuelles et par des experts, en particulier en cas d'hypotension orthostatique symptomatique.2

  • Buvez suffisamment : Une hydratation adéquate fait partie des mesures les plus importantes en cas d'hypotension. Une consommation insuffisante réduit le volume sanguin et peut accentuer la baisse de la tension. Buvez donc régulièrement et tout au long de la journée — de préférence de l'eau ou des boissons non sucrées. Les aliments riches en eau comme le concombre, la tomate, la pastèque ou la fraise contribuent également à l'apport hydrique quotidien.
  • Utilisez le sel de manière ciblée : Le sodium retient l'eau dans l'organisme et peut ainsi augmenter le volume sanguin et la tension. Chez les personnes souffrant d'hypotension, un apport en sel légèrement supérieur peut donc être utile. Cela doit être évalué individuellement, car une consommation élevée de sel peut être néfaste en cas d'hypertension, de maladie cardiaque ou rénale. Discutez donc d'une augmentation durable de la consommation de sel avec votre médecin traitant.
  • Pratiquez une activité physique régulière : L'exercice régulier entraîne le système cardiovasculaire et améliore la régulation de la tension. Les sports d'endurance comme la marche rapide, le vélo ou la natation ainsi qu'un renforcement musculaire modéré sont particulièrement appropriés. L'activité physique active aussi la pompe musculaire des jambes, ce qui favorise le retour veineux vers le cœur.3
  • Levez-vous lentement : De nombreux problèmes circulatoires surviennent immédiatement après le lever. Laissez donc le temps à votre corps de s'adapter au changement de position. Il est par exemple utile de rester assis au bord du lit quelques secondes, de bouger les pieds puis de vous lever lentement.
  • Profitez des bienfaits des douches alternées : Les douches alternées sont reconnues pour soutenir la régulation circulatoire. L'alternance entre eau chaude et froide entraîne les vaisseaux et améliore leur capacité à se contracter et à se dilater.4 Commencez par de l'eau tiède et terminez la douche par un jet d'eau froide dirigé sur les bras et les jambes.
  • Portez des bas de compression si nécessaire : Les bas de compression peuvent être particulièrement utiles en cas d'hypotension orthostatique. Ils exercent une pression contrôlée sur les jambes et empêchent une accumulation importante de sang dans les veines au moment de la station debout. Le retour veineux vers le cœur s'en trouve amélioré et les symptômes circulatoires peuvent être réduits.
  • Privilégiez de petits repas répartis dans la journée : Des repas très copieux peuvent faire chuter temporairement la tension car la digestion réclame davantage de perfusion du tube digestif. Les personnes âgées sont particulièrement sujettes à l'hypotension postprandiale. Plusieurs petits repas au cours de la journée sont en général mieux tolérés que quelques grandes portions.
  • Optimisez la qualité de votre sommeil : Un sommeil suffisant et réparateur soutient de nombreux processus de régulation de l'organisme, y compris le système cardiovasculaire. Le manque de sommeil peut renforcer la fatigue et les troubles circulatoires. Veillez donc à des heures de coucher régulières et à une bonne hygiène du sommeil.
  • Recourez à des soutiens d'origine végétale : Plusieurs plantes médicinales sont traditionnellement utilisées pour soutenir la circulation, comme le romarin, le gingembre ou le ginseng, auxquelles on attribue un léger effet stimulant circulatoire ou modulant des vaisseaux.5 Les preuves scientifiques restent toutefois limitées, de sorte que l'usage des plantes doit être considéré comme une mesure complémentaire.
  • Exercez votre circulation au quotidien : De petites habitudes peuvent déjà stabiliser la circulation. Pendant de longues périodes assises ou debout, activez régulièrement vos mollets en faisant des rotations de pied, en vous relevant sur la pointe des pieds ou en marchant un peu. Contracter à plusieurs reprises les muscles des jambes et des fessiers ou éviter les longues périodes debout peut contribuer à prévenir les vertiges.

Avertissement

Cet article ne remplace pas une prise en charge par un thérapeute qualifié. Le contenu de cet article repose sur des études et la littérature actuelle. Il ne doit pas être utilisé pour l'autodiagnostic ou l'autotraitement. Discutez, si nécessaire, des idées issues de cet article avec un praticien de confiance.

Biographie

Katharina Korbach rédige régulièrement pour le Narayana Verlag des articles de blog sur les plantes médicinales et les substances naturelles. Très tôt, elle s'est intéressée à la langue et a commencé à écrire ses propres textes littéraires. Une grave maladie durant sa scolarité l'a conduite à s'intéresser intensivement aux thèmes de la santé et de la nutrition, intérêt qui perdure aujourd'hui. Après l'échec répété des méthodes de la médecine conventionnelle, elle a opté pour une approche thérapeutique naturopathique plus axée sur l'auto-efficacité. Une alimentation à base de plantes a été une clé importante dans son cheminement vers la guérison.

Katharina a étudié les sciences culturelles (B.A.) et la littérature appliquée (M.A.). En 2022, elle a publié son roman de début «Sperling» chez Berlin Verlag. Elle vit aujourd'hui à Berlin en tant qu'auteure indépendante, rédactrice médicale et formatrice. Elle aime passer son temps libre avec des amis ou lors de séances de barre-training. Elle adore également voyager et tester de nouvelles recettes véganes.


Sources

  1. Brignole M, Moya A, de Lange FJ, Deharo JC, Elliott PM, Fanciulli A, Fedorowski A, Furlan R, Kenny RA, Martín A, Probst V, Reed MJ, Rice CP, Sutton R, Ungar A, van Dijk JG; ESC Scientific Document Group. 2018 ESC Guidelines for the diagnosis and management of syncope. Eur Heart J. 2018 Jun 1. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29562304/.
  2. Wieling W, Kaufmann H, Claydon VE, van Wijnen VK, Harms MPM, Juraschek SP, Thijs RD. Diagnosis and treatment of orthostatic hypotension. Lancet Neurol. 2022 Aug. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10024337/.
  3. Frith J, Robinson L, Gibbon JR, Allen J. The effect of lower limb strengthening exercise on orthostatic blood pressure and the skeletal muscle pump in older people with orthostatic hypotension. Clin Physiol Funct Imaging. 2024 May. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37975574/.
  4. Mooventhan A, Nivethitha L. Scientific evidence-based effects of hydrotherapy on various systems of the body. N Am J Med Sci. 2014 May. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC4049052/.
  5. Fernández LF, Palomino OM, Frutos G. Effectiveness of Rosmarinus officinalis essential oil as antihypotensive agent in primary hypotensive patients and its influence on health-related quality of life. J Ethnopharmacol. 2014. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24269249/.

Illustration 1 : New Africa/shutterstock.com ; Illustration 2 : New Africa/shutterstock.com ; Illustration 3 : PegasuStudio/shutterstock.com ; Illustration 4 : YAKOBCHUK VIACHESLAV/shutterstock.com ; Illustration 5 : Eddi_m/shutterstock.com

13.08.2026

Katharina Korbach