Un sentiment d'angoisse plane au‑dessus de moi : un cas de perle |
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La patiente est une femme de 27 ans. Elle a un nouveau poste : lever £1,5 million pour le développement d'un bâtiment scolaire. Auparavant, elle enseignait le théâtre. |
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| Plaintes actuelles : | |
| Émotionnel : Elle se sent très stressée et dort mal. Physique : Douleurs dorsales. Scoliose spinale depuis l'enfance ; elle a vécu toute sa vie avec des maux de dos. |
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Jusqu'à l'âge de 12 ans, elle souffrait fréquemment de cystites ; celles‑ci sont réapparues depuis le début de la vingtaine. |
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De toute évidence elle était stressée et semblait sous pression ; elle paraissait vive et parlait sans être invitée, sans cesse, de sa situation et de ses symptômes : |
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« Depuis l'été dernier je m'inquiète pour mon travail, ma maison, tout. Je suis sujette à de légères dépressions. Je ne dors pas d'une traite. J'ai peur d'avoir à nouveau une cystite. Je me sens très léthargique, affaiblie et épuisée ; j'ai du mal à me motiver pour courir ou faire du sport. J'ai pris du poids. Je me sens comme dans une roue. Je suis constamment tendue, je ne suis jamais détendue. Quand je ne fais rien, je me sens coupable. Je me sens beaucoup plus bas sur l'échelle que nécessaire. Je suis fière d'être aussi tempérée — c'est le masque que je porte. » |
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Travail : « Je travaille dans un environnement très stressant. Certains jours, il est très difficile d'être motivée — je ne peux pas voir au‑delà du tas de choses à faire. Le soutien au travail est bon — le soutien moral, contrairement au soutien professionnel et pratique. C'est un travail solitaire. Je dois me débrouiller seule pour tout — je suis tellement fatiguée. Je ressens des spirales de stress dans ma tête, ces bidouillages me paniquent. » |
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Mon partenaire me soutient, mais il a sa propre entreprise. Quand je suis très stressée, j'ai du mal à lui transmettre mes sensations de panique et ma peur d'échouer. Je ne peux en parler à personne. C'est un si grand défi, je me sens complètement vidée. Je me sens facilement dépassée, tout me paraît énorme et accablant. Je m'accroche émotionnellement à tout. Quand quelqu'un m'a offensée, j'ai du mal à lâcher prise. Ça m'épuise. |
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J'étais une enfant nerveuse. J'avais des crises de panique, j'étais très timide et j'avais peu d'estime de moi. Maintenant mon estime de moi est complètement à plat. |
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| Avant, j'avais toujours peur de ne pas être à la hauteur ; maintenant j'ai trouvé quelqu'un qui me considère comme suffisante ; ce fut le coup de foudre. Il est merveilleux. Il me rappelle mon père, il est très doux et attentionné ; nous sommes faits l'un pour l'autre. » | |
| Peurs : « Que mes parents meurent. Ma mère a perdu ses parents quand elle était très jeune, elle n'a jamais surmonté la mort de sa mère — qui avait un cancer de l'ovaire et est décédée assez soudainement à 62 ans. Ma mère aura 60 ans en octobre cette année — je trouve cela assez inquiétant. | |
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Crises de panique : « Quand ma grand‑mère est morte, j'ai eu très peur (j'avais alors 6 ans). J'ai eu des crises de panique. J'avais tellement peur pour ma mère ; je savais que tout avait changé pour elle, et qu'elle était dépressive. Ma grand‑mère me manquait tellement. |
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Après les études, elle a enseigné l'anglais pendant 4 ans dans une petite ville au Japon. Elle vivait seule. « C'était tellement effrayant. Mais je devais le faire. » |
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« Maintenant (depuis mes 20 ans), je souffre de crises de panique à répétition. Quand je regardais seule un film au Japon, j'ai ressenti une peur écrasante que quelque chose m'arrive. L'année dernière, c'est devenu encore pire — un sentiment de peur plane au‑dessus de moi. Je ressens une vague dans mon ventre, comme quand on traverse un pont trop vite. |
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Qu'aimez‑vous le plus ? |
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Quel serait pour vous des vacances parfaites ? |
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Symptômes physiques ? |
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La scoliose a été confirmée par son médecin traitant. À 13 ans elle a été admise dans un hôpital orthopédique, mais la kinésithérapie n'a pas amélioré ses douleurs dorsales. Depuis ses vacances à la Barbade, elle a toujours des douleurs lombaires gauches : une douleur rapide, lancinante ; lors de certains mouvements, notamment soulever et se pencher ; lorsqu'elle s'assoit sur le côté gauche d'une chaise ; analgésiques (elle les utilise seulement occasionnellement). |
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| Parfois elle se réveille la nuit à cause d'une douleur sourde dans la région lombaire gauche. Céphalées de tension fréquentes partant des épaules et au niveau de la nuque. Son épaule droite donne l'impression « comme si quelqu'un l'avait transpercée d'une flèche » ; la douleur s'améliore avec un massage. « Je suis très nerveuse et tendue — la moitié du temps je suis raide comme une planche. Je suis dans mon lit et je m'imagine m'effondrer dans le sable et me détendre. Je me sens comme du carton ondulé. » | ![]() |
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Qu'attendez‑vous d'un traitement homéopathique ? |
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| « Je veux me sentir à nouveau, être plus vivante et plus alerte et moins léthargique. Je voudrais retrouver davantage mon identité — si quelque chose me dérange vraiment, c'est mon estime de moi atteinte. J'ai besoin d'un centre, je veux être sur une voie droite et reprendre le contrôle de moi‑même. » |
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ANALYSE |
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| Plusieurs thèmes émergent fortement : | |
| 1) Se rompre, s'effriter, déchirer, parties, dur, solide, stress, pression Elle se sent sous pression, comme si elle pouvait se fissurer. Ce langage évoque le minéral — quelque chose de dur et solide, soumis à un grand stress et à la pression, fissures, morceaux et fragments, parties. Le mot « stress » est répété en permanence. « Mon sommeil est interrompu », « mon estime de moi s'effrite », « des parties de moi se brisent sous la pression » ; « la moitié du temps je suis raide comme une planche. » |
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| 2) Se sentir attaqué, coups durs Quelques expressions relèvent du langage du règne animal : « attaquer », « frapper » et « battre ». Crises de panique. « La cystite affecte tous les aspects de ma vie », « je crains que la cystite ne m'attaque à nouveau », « comme si quelqu'un avait transpercé mon épaule d'une flèche », « je suis beaucoup plus bas sur l'échelle que nécessaire. » |
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3) Avoir le contrôle vs. être submergé par quelque chose d'énorme, menaçant et effrayant |
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| 4) Soutien et isolation Elle se sent livrée à elle‑même et non soutenue : « C'est un travail solitaire. » Elle a vécu seule et isolée au Japon ; « Mon partenaire me soutient beaucoup, mais il a sa propre entreprise », « J'aime être entourée d'amis sincères, cela me rend heureuse, et je me sens soutenue. » |
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| 5) La mer L'eau et la mer sont des thèmes fortement présents : « J'aime être au bord de la mer », « bouillonnement, gazouillement », « La peur plane au‑dessus de moi », « Une vague dans mon ventre ». À la mer elle se sent insouciante — le contraire de l'état tendu dans lequel elle se trouve actuellement ! Physiquement elle a un problème de cystite récidivante — un problème lié à l'eau. |
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| 6) Problèmes lors des périodes de transition Les périodes de changement et de transition sont difficiles pour elle : la mort de la grand‑mère ; quitter l'université, vivre dans un autre pays / une autre culture, les vacances, un nouveau travail. |
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7) Carton ondulé |
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| Tous ces thèmes m'ont montré que le remède devait venir d'un animal marin ayant une composante minérale dure qui s'effondre sous la pression et qui pourrait ressembler, peut‑être, à du carton ondulé. | |
| Prescription : Perle‑Immersion 1M | |
| Ma première rencontre avec la « Perle » lors d'un séminaire de Peter Tuminello eut lieu en 2005 en Angleterre. Il nous a présenté son livre "Twelve Jewels". Je m'attendais à une journée sur les remèdes minéraux et fus surprise qu'il présente un cas aboutissant manifestement à un remède marin. Le remède était « Perle » ; ce fut ma première leçon sur la nature composite animal marin / minéral / gemme de la perle. Depuis, j'ai souvent écrit sur la perle. Les cas réussis concernaient surtout de jeunes femmes sensibles entre 20 et 40 ans, travaillant dans une situation solitaire (vs en équipe) et en lutte avec des thèmes tels que l'angoisse, l'estime de soi et l'identité. |
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| Matière médicale | |
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Parmi les thèmes négatifs de la Perle figurent (1) : |
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| Extrait de l'épreuve de Perle (2) : | |
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« De haut venait un sentiment sombre, noir, annihilant. Je ressentais la force noire, noire, noire qui se mouvait vers le bas sur ma tête. Son pouvoir était écrasant, et j'étais submergée par la peur. J'ai été écrasée, tuée, étouffée, enfermée, piégée, anéantie par une force que je ne pouvais ni voir ni identifier. » (2) |
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Suivis |
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Après un mois : « Je me sens beaucoup plus légère, plus claire et plus vive. L'irritabilité et la dépression ont été vaincues. Aussi exigeant et stressant que soit mon métier, je m'en sors (vs. tout me tombe dessus). J'ai une meilleure maîtrise de tout, je travaille plus concentrée. |
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Après 4 mois : « J'ai eu quelques épisodes de panique au travail, mais cette fois la panique ne m'a pas complètement paralysée. Je crois que j'ai maintenant une base de travail solide. Mes réussites ont consolidé ma position. Je me sens plus intégrée dans mon travail — auparavant je me sentais très éparpillée et j'avais l'impression d'être seule. J'ai plus d'assurance et je ne me sens plus aussi dépassée. » |
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Elle a toujours des douleurs dorsales. Une radiographie a montré que sa scoliose s'est aggravée au cours des 10 dernières années. Elle souhaite réaliser une IRM. Les médecins envisagent peut‑être une spondylodèse (fusion vertébrale) pour redresser sa colonne vertébrale. |
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« Je suis très joyeuse et positive (depuis le remède), tout prend un nouveau sens. Je me sens bien, heureuse et satisfaite. » Nous avons parlé de yoga et de la technique Alexander et de savoir si l'ostéopathie pourrait l'aider pour sa scoliose et ses douleurs dorsales.
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| Après 5 mois : Elle est inquiète des résultats de l'IRM : « J'ai mal, je crains que cette douleur ne reste pour toujours. Je me sens troublée et confuse. Il y a la possibilité d'une spondylodèse — je dois réfléchir aux conséquences possibles. Je ne sais pas ce qui va se passer, je me sens comme en suspension. » | |
| Prescription : Perle‑Immersion 1 M | |
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Après 7 mois :
Elle dit que sa confiance en elle est bonne. Elle paraît légère, vive et pleine d'entrain. |
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Ses douleurs dorsales se sont aggravées : "Aussi mauvaises que jamais — mais je ne m'en fais pas et cela ne me perturbe pas — On ne peut pas contrôler ce qu'on ne sait pas." |
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| La douleur est dans la région lombaire inférieure gauche, une douleur sourde et constante : "Les muscles sont très tendus, ils sont très durs et sensibles. La douleur s'aggrave en marchant et en s'asseyant ; elle s'améliore en position allongée. ATM (douleurs de la mâchoire) : « Ma mâchoire craque, et je grince des dents la nuit ; je me réveille les dents serrées. La nuit, je suis très tendue. » |
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| Prescription : Berberis vulgaris C 30 | |
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Après 9 mois :
Elle a le sentiment d'être « positive », en paix et confiante, et d'avoir le contrôle de soi. « Faire des examens » vaut plus pour moi que « ne pas vouloir savoir » ; l'examen a répondu à beaucoup de questions ; cela m'a apporté la paix, et la chose est en quelque sorte clôturée. » |
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Après 12 mois (par e‑mail) : « Je vais bien et je semble faire face à tout. Je suis au sommet et je fais beaucoup plus d'activités en dehors du travail, et grâce à cela je me sens géniale. J'ai recommencé la course à pied et je me suis inscrite à un cours de renforcement à temps partiel à l'université. » |
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| Bibliographie : (1) "Twelve Jewels" de Peter Tuminello. [p.296] (2) "Twelve Jewels" [p.294] |
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Photos : shutterstock.com fotolia.com
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| Cet article a été publié sur www.interhomeopathy.org. | |
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Catégorie : Cas |
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Mots‑clés : écrasant, peur, vagues, crises de panique, qui s'effrite, cassé, morcelé, isolé, surchargé, immense, soutien, estime de soi, plage, sable |
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| Remède : Perle‑Immersion | |


