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Les résines en médecine : du guggul, de l'encens et du sang de dragon

Actualités

Les 5 résines les plus fascinantes et leurs utilisations

Figure 1 : Les précieux principes actifs des résines d'arbre sont utilisés à des fins médicales depuis des milliers d'années. Ils présentent notamment des propriétés antimicrobiennes.

La plupart des gens connaissent les résines comme encens et sont surpris d’apprendre que de nombreuses résines peuvent également être utilisées par voie interne. Les résines sont en effet reconnues depuis des millénaires pour leurs propriétés médicinales.

Depuis toujours, les résines ont été employées dans de nombreuses cultures à des fins thérapeutiques — par exemple pour la cicatrisation des plaies. À l’instar de l’or liquide ou du miel, la résine s’écoule de l’arbre lorsqu’il est blessé. Ce moyen de défense naturel que la nature a doté à l’arbre le protège efficacement contre les agents pathogènes et les parasites. De ce fait, les résines possèdent des propriétés remarquables, agissant notamment comme antimicrobien, antiparasitaire, antibactérien et antifongique. [1]

Cet article présente à la fois les usages traditionnels et les découvertes scientifiques les plus récentes concernant ces résines et leur usage médical. Vous découvrirez,

  • pourquoi les résines sont utilisées en médecine traditionnelle,
  • dans quels cas les résines peuvent être employées,
  • pourquoi les résines sont considérées comme analgésiques, et
  • comment l’encens, la myrrhe et les résines locales peuvent aider spécifiquement.

Pourquoi les résines sont utilisées en médecine traditionnelle

Ces substances aromatiques naturellement visqueuses contiennent un mélange complexe de molécules bioactives, notamment des terpènes, des sesquiterpènes et des acides organiques, qui possèdent des propriétés anti-inflammatoires, antimicrobiennes et antioxydantes. C’est ce qui les rend intéressantes tant pour des applications internes qu’externes. [2]

Utilisation traditionnelle des résines sous forme de pommades pour la cicatrisation

Les résines — aussi appelées baumes — ont une longue tradition dans le traitement des plaies mal cicatrisantes et des écorchures, en particulier sous forme de pommades. [3] Ces substances collantes servent aux arbres comme protection contre les blessures et les infections, notamment chez les pins, les mélèzes et les épicéas. Ces propriétés en font également des produits précieux pour le traitement des plaies chez l’humain. Sur les zones ouvertes ou les ulcères, un gel à base de résine assure non seulement protection et cicatrisation, mais procure aussi un soulagement rapide de la douleur. [4] [5] Cette action polyvalente fait des résines un remède traditionnel éprouvé dans les soins des plaies et au-delà.

Applications internes des résines en naturopathie

Outre les usages externes, les applications internes des résines sont également intéressantes. Administrées sous forme d’infusions, de teintures, de gélules ou de poudre, elles peuvent par exemple avoir un effet antispasmodique sur le tractus gastro-intestinal, favoriser la digestion et soulager des troubles tels que les ballonnements ou les crampes. Les résines peuvent aussi être appliquées sur les muqueuses, par exemple dans la bouche et la gorge, en cas d’inflammations des gencives ou de la muqueuse buccale. Ainsi, une teinture de résine d’arbre peut être utile pour des fistules dentaires en exerçant une action antibactérienne et en favorisant la cicatrisation. De plus, des résines comme la myrrhe ou l’encens peuvent même être utilisées comme ingrédient dans des dentifrices maison pour entretenir naturellement les dents et les protéger des inflammations. En cas de maux de gorge, les résines montrent également leurs propriétés anti-inflammatoires. [6]

Quelles résines sont particulièrement importantes en médecine ?

L’encens et la myrrhe étaient considérés comme les plus grands trésors de l’Antiquité et restent aujourd’hui inestimables. Mais de nombreuses résines locales sont également profondément ancrées dans la tradition médicale. Qu’il s’agisse de résine d’épicéa, de sapin, de mélèze ou de pin cembro, elles sont toutes appréciées en naturopathie pour leurs multiples qualités curatives, notamment pour soutenir la cicatrisation, soulager les affections respiratoires et atténuer la douleur.

1. Encens : un remède millénaire aux applications modernes

Figure 2 : L’encens fait l’objet de nombreuses études scientifiques. Des propriétés anti-inflammatoires ont été mises en évidence pour cette résine.

L’encens, la résine des arbres du genre Boswellia, possède une histoire millénaire d’usage médical. Dans les traditions ayurvédiques et arabes, il est surtout apprécié pour ses propriétés anti-inflammatoires. En médecine moderne, l’encens fait l’objet d’investigations croissantes pour le traitement des inflammations chroniques. [7] L’attention se porte en particulier sur les acides boswelliques qu’il contient, car ces substances peuvent inhiber des enzymes pro-inflammatoires et apporter un soutien dans des maladies comme l’arthrite [8] [9], la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. De plus, l’encens est étudié dans le contexte des maladies neurologiques et même en oncologie. [10] Les premiers résultats montrent que les acides boswelliques possèdent des propriétés neuroprotectrices et antitumorales. [11] [12]

Outre son effet bénéfique contre l’arthrite [13], cette résine gommeuse est également mentionnée dans les textes ayurvédiques comme remède contre la fièvre (fébrifuge), les affections cutanées et sanguines, les maladies cardiovasculaires, les lésions buccales, les maux de gorge, la bronchite, l’asthme, la toux, les pertes vaginales, la chute de cheveux, la jaunisse, les hémorroïdes, les affections syphilitiques, les règles irrégulières et comme stimulant hépatique. [14] L’encens est en outre sudorifique, astringent, diurétique et agit tant en usage interne qu’externe comme stimulant. [15]

Particulièrement notable est l’efficacité de l’encens dans les maladies inflammatoires intestinales. [16] Des études cliniques montrent une réduction des symptômes tels que les crampes abdominales et la diarrhée. L’encens favorise non seulement la réparation de la muqueuse intestinale, mais contribue aussi à l’équilibre de la flore intestinale, ce qui est particulièrement important dans le syndrome de l’intestin perméable. [17] [18] Outre son effet anti-inflammatoire sur l’organisme et le système immunitaire [19], l’encens est également réputé pour ses effets apaisants et stimulants de l’humeur. [20]

Cependant : toutes les espèces d’encens ne possèdent pas la même efficacité médicale. L’encens indien (Boswellia serrata) est l’espèce la plus connue et la plus utilisée.

L’efficacité de la résine d’encens dans le traitement de troubles tels que l’asthme, la colite ou même des règles abondantes dépend de la dose d’acides boswelliques. Les études suggèrent qu’un extrait standardisé de résine d’encens avec une teneur définie en acides boswelliques est particulièrement efficace. On recommande typiquement des doses journalières de 500 à 3 000 mg d’extrait d’encens, réparties en deux à trois prises. [21] Contrairement à la médecine occidentale qui se concentre souvent sur des principes actifs isolés, la tradition ayurvédique utilise la résine dans son ensemble, qui contient plus de 200 substances, dont des huiles essentielles, des mucilages et des amers, agissant conjointement.

2. Myrrhe et guggul – leurs domaines d’application

Figure 3 : La myrrhe est principalement utilisée pour les inflammations des gencives et les ulcères buccaux.

L’encens et la myrrhe sont deux substances résineuses utilisées depuis des millénaires. Elles possèdent toutes deux des propriétés anti-inflammatoires et antimicrobiennes. La principale différence réside toutefois dans leur action : tandis que l’encens est polyvalent pour les inflammations de l’ensemble du corps, la myrrhe est particulièrement efficace au niveau buccal et pharyngé. Cette action ciblée fait de la résine de myrrhe un remède apprécié pour les inflammations des gencives et les ulcères de la bouche.

La myrrhe est intéressante car elle peut présenter une activité antimicrobienne contre des souches bactériennes résistantes. [22] Son efficacité a également été démontrée pour des problèmes digestifs et des maladies inflammatoires de l’intestin comme la maladie de Crohn.

En Inde, une espèce particulière de myrrhe est utilisée : la résine de Commiphora mukul, appelée également guggul. C’est l’un des remèdes majeurs de la médecine ayurvédique, apprécié pour ses propriétés fortement purifiantes et régénérantes. Le guggul serait utile pour nettoyer les poumons et les muqueuses et exercer un effet régulateur sur les troubles menstruels ainsi que sur le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) [23] [24]. Le guggul est traditionnellement employé en Ayurveda pour traiter l’obésité, l’arthrite et les maladies cardiovasculaires. [25]

Des études modernes montrent que le guggul peut aider à réduire les taux de LDL-cholestérol. De plus, une activité anti-inflammatoire a été démontrée. [26] Le guggul peut également être potentiellement utile dans les affections thyroïdiennes. [27]

3. Résine de sapin et résine d’épicéa — pour les plaies mal cicatrisantes

Figure 4 : Les constituants de la résine d’épicéa favorisent la cicatrisation naturelle des plaies.

La résine de sapin est traditionnellement recommandée comme adjuvant dans le traitement du diabète, notamment en raison de son effet bénéfique sur les plaies mal cicatrisantes et les inflammations chroniques. [28] Les personnes diabétiques souffrent souvent de troubles de cicatrisation où les résines naturelles produites par les arbres pour s’auto-guérir peuvent être utiles. Ces résines favorisent la régénération des tissus et possèdent des propriétés anti-inflammatoires, ce qui facilite le processus de guérison.

La résine d’épicéa est également utilisée en médecine naturelle traditionnelle pour les soins des plaies. Elle forme un film protecteur sur la plaie qui la met à l’abri des agressions extérieures comme les microbes. Les constituants de la résine d’épicéa, notamment des acides résiniques, de l’acide coumarique et des lignanes, favorisent la cicatrisation naturelle et contribuent, par une légère baisse du pH de la plaie, à inhiber la croissance bactérienne. Cela réduit sensiblement le risque d’infection, ce qui fait de la résine d’épicéa une option efficace et naturelle pour le traitement des plaies.

4. Résine de mélèze comme pommade au goudron pour plaies et irritations cutanées

Figure 5 : La pommade au goudron de résine de mélèze est un remède domestique traditionnel prisé pour les affections respiratoires.

Traditionnellement, la résine de mélèze — aussi appelée goudron de mélèze — a été utilisée pour les ulcères cutanés, les gerçures et pour soutenir la régénération. Cela est désormais également confirmé scientifiquement : une étude montre par exemple que la résine de mélèze possède des propriétés antimicrobiennes et anti-inflammatoires, ce qui la rend particulièrement efficace contre

  • les problèmes cutanés chroniques,
  • les plaies mal cicatrisantes, et
  • divers agents pathogènes des voies respiratoires.

Particulièrement en cas d’affections respiratoires, ses propriétés mucolytiques et anti-inflammatoires sont appréciées, et la résine de mélèze est donc employée. [29]

Les propriétés antimicrobiennes des pommades à base de résine de mélèze sont désormais bien documentées dans les études. [30] Les recherches montrent par exemple que la résine de mélèze contient des huiles essentielles et des acides résiniques tels que l’acide larinicolique, qui agissent à la fois anti-inflammatoires et antimicrobiens. Ces propriétés en font un remède précieux pour traiter les plaies, les ulcères et les irritations cutanées. [31]

5. Sangre de Drago pour les lésions cutanées et les troubles digestifs

Figure 6 : Sangre de Drago — résine flamboyante de la forêt tropicale. Elle forme un film protecteur sur les plaies superficielles.

Sangre de Drago, également connu sous le nom de « sang de dragon », est une résine d’un rouge profond issue de l’arbre Croton lechleri, qui pousse principalement dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud. Ce qui distingue cet arbre, c’est qu’il peut vivre jusqu’à 1 000 ans. Sa plus forte efficacité se manifeste en tant que remède naturel pour la cicatrisation. Chez les populations indigènes d’Amérique du Sud, le sangre de drago est appliqué localement sur les lésions cutanées ou les inflammations directement sur la zone concernée. Il forme un film protecteur qui empêche la pénétration de saleté et de bactéries. Parallèlement, cette résine rouge sang favorise la cicatrisation et est traditionnellement qualifiée de « pansement de la nature ».

L’efficacité du sangre de drago repose sur sa composition riche en composés secondaires végétaux. Les proanthocyanidines et les tanins ont une forte activité antioxydante et anti-inflammatoire, tandis que l’alcaloïde taspine soutient la régénération cellulaire. Cette combinaison rend le sangre de drago efficace pour traiter les coupures, les éraflures, les ulcères et les affections cutanées inflammatoires. De plus, il est également utilisé en naturopathie pour les problèmes de muqueuses, comme les inflammations des gencives ou les petites ulcérations buccales, avec de bons résultats.

Outre l’application externe, le sangre de drago peut être employé en interne, par exemple dilué, pour les troubles digestifs ou les maladies inflammatoires intestinales. Ses propriétés antimicrobiennes aident à combattre bactéries et champignons, tout en favorisant la réparation du tube digestif.

Le sangre de drago s’est avéré utile pour traiter la diarrhée, les plaies, les tumeurs, les ulcères gastriques, les infections herpétiques, les démangeaisons, les douleurs, ainsi que les piqûres d’insectes et d’autres affections. Des essais cliniques sur des produits à base de sangre de drago ont montré des résultats positifs dans le traitement de la diarrhée du voyageur et de la diarrhée aqueuse ainsi que dans l’atténuation des symptômes des piqûres d’insectes. [32]

Certaines études et rapports d’expérience suggèrent également un effet stimulateur sur le système immunitaire.

Les résines en un coup d’œil

Résine

Principales actions

Usages traditionnels

Connaissances scientifiques

Encens

Anti-inflammatoire, analgésique, immunomodulateur

Asthme, arthrite, maladies inflammatoires intestinales, problèmes cutanés

Inhibe la synthèse des leucotriènes, effets antioxydants et antitumoraux

Myrrhe/Guggul

Antiseptique, cicatrisant, anti-inflammatoire, hypocholestérolémiant

Cicatrisation, inflammations buccales et pharyngées, troubles digestifs

Le guggul réduit le LDL-cholestérol, régule le récepteur FXR, soutient la régénération cutanée

Résine de sapin

Cicatrisante, anti-inflammatoire, antibactérienne

Soins des plaies, troubles de cicatrisation liés au diabète

Favorise la régénération tissulaire, protège des infections par les acides résiniques contenus

Résine d’épicéa

Protège contre les microbes, soutient la cicatrisation, abaisse le pH de la plaie, réduit la croissance bactérienne

Soins modernes des plaies, médecine naturelle

Contient des acides résiniques et des lignanes qui favorisent la cicatrisation et préviennent les infections

Sangre de Drago

Fortement antiseptique, cicatrisant, astringent, antioxydant

Soins traditionnels des plaies, troubles gastro-intestinaux, maladies inflammatoires

Stimule la formation de collagène, protège du stress oxydatif, accélère la guérison des lésions cutanées

Conclusion

Les résines issues de diverses espèces végétales se sont établies au fil des millénaires comme des remèdes précieux et sont aujourd’hui utilisées tant dans les pratiques traditionnelles que dans des applications médicales modernes. Les résines telles que l’encens, la myrrhe et le sangre de drago se distinguent par leurs propriétés anti-inflammatoires, antimicrobiennes et régénératrices. Alors que l’encens et la myrrhe possèdent une longue histoire dans le traitement des inflammations et des plaies, le sangre de drago montre ses forces en matière de cicatrisation et de soutien du tractus gastro-intestinal. Appréciées en naturopathie, les résines peuvent être utilisées non seulement en application externe sous forme de pommades et de pansements, mais aussi parfois par voie interne pour favoriser la guérison et renforcer le système immunitaire.

Biographie

Jannyn Sass est journaliste médicale indépendante, diplômée en communication (Dipl.-Kommunikationswirtin), auteure et mère de trois enfants. Elle a travaillé comme experte en communication dans des agences de design et de logiciels ainsi que pour un investisseur technologique à Berlin.

Depuis son adolescence, elle est fascinée par les liens plus larges qui peuvent conduire à la maladie ou à la santé dans la vie d’une personne. Jannyn a étudié la communication économique pour explorer les relations systémiques et les facettes de la communication interpersonnelle. Au cours de ses études et d’une expérience intense en Australie, elle a réalisé qu’il devait y avoir davantage dans la vie.

Elle a commencé à étudier les médecines alternatives, a suivi trois ans de médecine traditionnelle chinoise à Berlin et s’est formée comme coach en santé. Son intérêt principal est d’étudier l’effet des techniques de conscience et des substances naturelles sur le corps, l’esprit et l’âme des humains, des animaux et des plantes. Elle s’intéresse en particulier à la thérapie par la méditation.

Dans sa vie privée, elle aime parcourir montagnes et vallées, se baigner dans des rivières froides et découvrir la magie de la nature.

Avertissement

La prise de résines doit toujours se faire en concertation avec un médecin naturopathe ou un thérapeute afin d’éviter des interactions médicamenteuses et d’adapter la posologie individuellement. En cas d’allergie suspectée, un test peut être réalisé en diluant la résine et en l’appliquant dans le creux du coude.


[1] https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1155/2013/709865

[2] https://www.researchgate.net/publication/334431694_Evaluation_of_antibacterial_and_antioxidant_activity_of_methanol_needle_extracts

[3] https://liebertpub.com/doi/pdf/10.1089/wound.2013.0492

[4] https://www.researchgate.net/publication/24266254_Resin-Salve_from_Norway_Spruce_-_A_Potential_Method_to_Treat_Infected_Chronic_Skin_Ulcers

[5] https://noe.orf.at/magazin/stories/3068140/

[6] https://www.heilpraxisnet.de/heilpflanzen/myrrhe/?utm_source=chatgpt.com#google_vignette

[7] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3309643/

[8] https://link.springer.com/article/10.1186/s12906-020-02985-6

[9] https://newsnetwork.mayoclinic.org/n7-mcnn/7bcc9724adf7b803/uploads/2014/08/MCHL201408_SR2.pdf

[10] https://koreascience.kr/article/JAKO201534168452514.page

[11] https://link.springer.com/article/10.1186/1472-6882-11-129

[12] Livre : Gold, Weihrauch und Myrrhe. Hamann, Brigitte

[13] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0944711314000750

[14] https://www.uniklinik-freiburg.de/fileadmin/mediapool/08_institute/rechtsmedizin/pdf/Addenda/Paper_21-01/Weihrauch.pdf

[15] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3309643/

[16] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0944711310000620

[17] https://www.thieme-connect.com/products/ejournals/abstract/10.1055/s-2001-15802

[18] Livre : Gold, Weihrauch und Myrrhe. Hamann, Brigitte

[19] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0944711310000620

[20] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3309643/

[21] https://www.uniklinik-freiburg.de/fileadmin/mediapool/08_institute/rechtsmedizin/pdf/Addenda/Paper_21-01/Weihrauch.pdf

[22] https://www.researchgate.net/publication/355782465_Evaluation_of_Antimicrobial_Activity_of_Commiphora_myrrh

[23] https://www.mdpi.com/2504-3900/103/1/2

[24] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36944117/

[25] https://www.longlifenutri.com/blogs/news/a-natural-remedy-for-cholesterol-and-thyroid-health

[26] https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1527-3466.2007.00023.x

[27] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15798994/

[28] https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0378874116325879

[29] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8300756/

[30] https://bioresources.cnr.ncsu.edu/resources/active-anti-microbial-effects-of-larch-and-pine-wood-on-four-bacterial-strains/

[31] https://www.natura-naturans.de/phytotherapie/pflanzenportrait/die-heilkraft-der-laerche/

[32] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/14736360/

Image 1 : TetCher/Shutterstock.com, Image 2 : sweet_tomato/Shutterstock.com, Image 3 : visuals-and-concepts/Shutterstock.com, Image 4 : Jody./Shutterstock.com, Image 5 : Gosia-2/Shutterstock.com, Image 6 : Madeleine Steinbach/Shutterstock.com

Jannyn Saß