
Figure 1 : L’iode est un minéral indispensable à la vie, qui remplit de nombreuses fonctions dans l’organisme. Parmi d’autres rôles, cet oligo-élément est indispensable à la production des hormones thyroïdiennes.
Peu d’oligo-éléments suscitent autant de débats et de controverses que l’iode. Tandis que certains diabolisent l’iode en le qualifiant de toxique, d’autres soulignent l’importance d’un apport suffisant et recommandent une supplémentation en iode. Dans cet article de blog, nous souhaitons vous présenter cet oligo-élément essentiel de manière aussi claire et objective que possible. Vous découvrirez notamment quelles fonctions vitales l’iode remplit dans l’organisme, quelles formes d’iode existent et pourquoi les femmes enceintes et allaitantes doivent prêter une attention particulière à leur apport en iode. Vous trouverez également des informations sur la situation de l’apport en iode en Allemagne ainsi que sur les avantages et inconvénients d’une supplémentation en iode.
Iode : un minéral vital aux multiples facettes
Comme le fer, le zinc ou le sélénium, l’iode est un oligo-élément essentiel et donc indispensable à la vie. À ce titre, l’organisme humain ne peut pas le synthétiser et ne peut le stocker que de manière limitée. Il est donc crucial d’apporter régulièrement de l’iode par l’alimentation. L’iode est surtout connu pour contribuer à la régulation du métabolisme et soutenir le fonctionnement normal de la thyroïde. 70 à 80 % de l’iode disponible dans l’organisme est stocké dans la thyroïde. En petites quantités, l’oligo-élément se trouve également dans le plasma sanguin ainsi que dans les poumons, les reins et – pendant la grossesse et l’allaitement – dans la glande mammaire.
Les fonctions centrales de l’iode dans l’organisme humain

Figure 2 : En tant qu’élément essentiel à la formation des hormones thyroïdiennes, l’iode influence de nombreux domaines et processus corporels, notamment le métabolisme énergétique ainsi que le système nerveux et immunitaire.
L’iode joue un rôle majeur pour notre santé et notre vitalité. Ce minéral est une pièce maîtresse de nombreux processus métaboliques et est particulièrement important pour notre système nerveux. Nous présentons ci‑dessous, de manière succincte, quelques-unes des fonctions et des mécanismes d’action centraux de cet oligo-élément.
Fonction thyroïdienne
La thyroïde n’est pas seulement le principal site de stockage de l’iode dans l’organisme, c’est aussi l’organe où jusqu’à 80 % de l’iode ingéré quotidiennement est consommé. Lorsqu’on absorbe de l’iode par l’alimentation, il passe d’abord du tractus gastro‑intestinal dans le sang, puis, pour la majeure partie, vers la thyroïde. Le minéral y est nécessaire à la formation des hormones thyroïdiennes. En l’absence d’un apport d’iode suffisant, les hormones importantes thyroxine (T4) et triiodothyronine (T3) ne peuvent pas être produites en quantité suffisante.[1] La T4 et la T3 influencent de nombreux processus corporels, notamment la pression artérielle, la croissance tissulaire et le métabolisme de base (besoin énergétique de l’organisme au repos).
Une carence prolongée en iode de la thyroïde peut conduire à une hypothyroïdie et à d’autres problèmes de santé. Toutefois, un excès d’iode peut également avoir des effets négatifs sur la thyroïde (voir la section « À quel point un excès d’iode est‑il dangereux ? »). Pour garantir un fonctionnement thyroïdien normal, il est donc utile de vérifier régulièrement son statut en iode par des mesures sanguines ou urinaires.
Capacités cognitives
Tous les âges de la vie peuvent bénéficier d’un apport suffisant en iode. Les hormones thyroïdiennes T4 et T3, dont la synthèse dépend de l’iode, régulent la différenciation neuronale et la formation des synapses. En régulant la production de neurotransmetteurs tels que la dopamine et la sérotonine, les hormones thyroïdiennes – et donc indirectement l’iode – jouent un rôle essentiel dans la régulation du système nerveux. Elles favorisent également le métabolisme du glucose dans le cerveau, sans lequel une fonction cognitive optimale n’est pas possible. L’iode n’est cependant pas uniquement déterminant pour le développement neuronal au cours de la grossesse, de la petite enfance et de l’enfance. Les adolescents, les adultes et les personnes âgées ont également besoin de ce minéral pour préserver leurs capacités cognitives. Même une légère carence en iode entraîne souvent des difficultés de concentration et une attention réduite, tandis qu’une carence modérée à sévère chez les enfants peut être à l’origine d’un retard du langage et des apprentissages.
Métabolisme énergétique et système nerveux
La thyroïde est l’un des organes qui régulent le plus fortement les processus métaboliques. Les hormones thyroïdiennes contrôlent non seulement le métabolisme basal, mais aussi la thermogenèse (production de chaleur) ainsi que le métabolisme des lipides et des glucides. De plus, la T3, forme active de l’hormone thyroïdienne, stimule les mitochondries de nos cellules. Ainsi, plus d’ATP (adénosine triphosphate) peut être produit, constituant une source d’énergie disponible pour l’organisme. Outre les processus métaboliques déjà cités, l’iode participe également à la synthèse des protéines. Les protéines remplissent de nombreuses fonctions dans l’organisme : elles sont notamment importantes pour la croissance des tissus, la défense immunitaire, la fourniture d’énergie et la division cellulaire.
Soutien du système immunitaire
Renforcer les défenses de l’organisme avec l’iode ? Oui, c’est possible ! Entre autres, le minéral, via les hormones thyroïdiennes, permet indirectement la maturation des cellules T et B. Les cellules T sont essentielles pour la réponse immunitaire cellulaire, tandis que les cellules B produisent des anticorps capables de reconnaître et de neutraliser des agents pathogènes tels que bactéries, virus et champignons. Mais indépendamment de son action via les hormones thyroïdiennes, l’iode possède des propriétés pouvant influencer positivement le système immunitaire. Le minéral a notamment une action antiseptique et fait donc souvent partie des solutions antiseptiques.
De plus, l’iode participe à la formation d’espèces réactives de l’oxygène (dites ROS) qui peuvent aider l’organisme à combattre les agents pathogènes. Pour que l’iode ait des effets positifs dans le cadre de la défense immunitaire, il convient toutefois de veiller à un dosage adéquat (ni trop ni trop peu d’iode) (voir aussi la section « Les besoins en iode : combien d’iode avons‑nous besoin par jour ? »). En cas d’excès d’iode, une sur‑stimulation du système immunitaire peut survenir avec, à la clé, une dérégulation de la réponse immunitaire et des inflammations.
Les différentes formes d’iode et leurs propriétés en bref
Dans la nature et en médecine, l’iode se présente sous différentes formes et composés, chacun ayant des propriétés distinctes et convenant plus ou moins à des usages particuliers. Le tableau ci‑dessous propose un aperçu et une brève description des formes d’iode les plus pertinentes.
|
Type d’iode |
Propriétés et utilisation |
|
Iode élémentaire |
L’iode élémentaire correspond à l’iode sous sa forme moléculaire. Ce type d’iode est souvent utilisé dans l’industrie (par ex. comme désinfectant ou comme produit de contraste pour la radiologie). Comme la thyroïde ne peut pas utiliser directement l’iode élémentaire, celui‑ci doit être converti en d’autres formes d’iode. |
|
Iodure |
L’iodure est la forme ionisée de l’iode, que l’on trouve naturellement, par exemple, dans l’eau de mer et dans des aliments tels que le poisson ou les algues. Contrairement à l’iode élémentaire, cette forme est bien absorbée par la thyroïde et peut être utilisée pour la synthèse des hormones thyroïdiennes. |
|
Iodate |
L’iodate est la forme oxydée de l’iode que l’on rencontre principalement dans certains minéraux, dans le sol et dans le sel de table iodé. |
|
Iode organique |
Lié à des composés organiques, l’iode organique est particulièrement bien assimilé par l’organisme. Cette forme d’iode se trouve principalement dans les aliments marins (par ex. varech, algues, fruits de mer). |
|
Iode moléculaire (teinture d’iode) |
Forme réactive de l’iode, rare dans la nature. Cette variante ne peut pas être directement utilisée par l’organisme humain. L’iode moléculaire est principalement employé dans l’industrie et la médecine, par exemple à des fins de désinfection sous forme de teinture d’iode. |
|
Iode radioactif (isotopes) |
Forme instable de l’iode émettant des radiations radioactives pour se transformer en une forme plus stable. L’iode radioactif est utilisé en diagnostic et en thérapie médicales ainsi qu’à des fins de recherche. |
Quels aliments naturels sont particulièrement riches en iode ?

Figure 3 : Les plus fortes concentrations en iode se trouvent dans les aliments d’origine animale tels que le poisson de mer ou les fruits de mer. Mais certains aliments d’origine végétale contiennent également des quantités notables de cet oligo‑élément.
Dans la nature, l’iode se trouve principalement dans les océans, tandis que les sols sont relativement pauvres en iode. Il n’est donc pas surprenant que des aliments tels que le varech et les fruits de mer soient particulièrement riches en iode, alors que les aliments végétaux en contiennent généralement des quantités bien moindres. Les aliments d’origine animale comme le lait, les œufs et le fromage peuvent également contribuer à couvrir les besoins en iode, car l’alimentation animale est souvent enrichie en iode.
Les aliments suivants sont de bons pourvoyeurs naturels d’iode :
- Algues marines (par ex. kombu, wakame, nori)
- Poisson (par ex. cabillaud, saumon, thon, hareng)
- Fruits de mer (par ex. coquillages, crabes)
- Œufs
- Produits laitiers (par ex. yaourt, fromage)
- Pomme de terre
On recommande souvent aux personnes suivant un régime végétarien ou végétalien d’utiliser du sel de table iodé pour optimiser leur apport en iode.[2] Il faut toutefois garder à l’esprit que l’iode peut se volatiliser lors de la cuisson ou être éliminé avec l’eau de cuisson, par exemple. Lors d’un stockage prolongé ou d’un stockage à l’air libre, l’iode du sel iodé s’évapore progressivement, ce qui fait du sel iodé une source d’iode peu fiable. Une bonne alternative nutritive au sel iodé est constituée par des flocons d’algues séchées, comme les Bio Dulse‑Flocken d'Unimedica. Ces flocons salés, de qualité crudité, apportent leur couleur rouge et leur arôme unique à de nombreux plats.
Il est également important de savoir que certains aliments, tels que la patate douce, le soja ou les crucifères, peuvent inhiber l’absorption de l’iode.[3] Certains constituants lient l’iode des aliments et réduisent ainsi sa biodisponibilité. Cependant, cela n’est généralement problématique qu’en cas de consommation très élevée des aliments cités.
Pourquoi l’apport en iode est‑il si important pendant la grossesse ?
Parmi les nombreux éléments auxquels les futures mères doivent veiller figure également un apport suffisant en iode. En effet, pendant la grossesse, il faut approvisionner deux thyroïdes (celle de la mère et celle du fœtus) en iode afin de produire suffisamment d’hormones thyroïdiennes pour les deux. Cela entraîne une augmentation des besoins en iode de la mère pendant la grossesse, qui, selon la Deutsche Gesellschaft für Ernährung (DGE), est d’environ 200 à 230 microgrammes d’iode par jour. On recommande généralement aux femmes allaitantes un apport encore plus élevé, de 200 à 260 microgrammes par jour.
Comme l’iode est crucial pour la croissance de l’embryon et le développement du système nerveux, une carence en iode pendant la grossesse peut avoir des conséquences graves. Elle peut notamment provoquer le crétinisme, un trouble grave du développement intellectuel et physique dû à une carence en iode pendant la grossesse. Un ralentissement de la croissance corporelle et un retard de développement chez l’enfant sont également possibles.
Une étude d’observation prospective réalisée au Royaume‑Uni a illustré de manière frappante les effets possibles d’une carence en iode chez les mères enceintes.[4] Dans le cadre de l’étude, la concentration médiane d’iode urinaire a été mesurée chez 1 040 femmes enceintes. À l’âge de 8 et 9 ans, les enfants des participantes ont passé des tests d’intelligence et de lecture. Il est apparu que les enfants des mères insuffisamment approvisionnées en iode pendant la grossesse étaient 58 % plus souvent classés dans le quart inférieur des enfants étudiés pour le quotient intellectuel verbal le plus bas. Dans les tests de lecture à voix haute, les enfants de mères carencées en iode ont obtenu des performances inférieures de 69 %. Étant donné qu’il s’agit d’une étude d’observation, une corrélation entre la carence en iode des mères et un QI inférieur chez les enfants n’a pas pu être démontrée de manière irréfutable. D’autres essais cliniques à grande échelle, explorant une éventuelle relation de causalité, seraient souhaitables.
Que sont les comprimés d’iode et à quoi servent‑ils ?
Vous avez peut‑être déjà entendu parler de comprimés d’iode et vous vous demandez ce que c’est exactement. Il existe certes des préparations en comprimés contenant de l’iode destinées à compléter l’apport en oligo‑élément. Cependant, le terme « comprimés d’iode » désigne en général des comprimés spéciaux, très fortement dosés, destinés uniquement aux situations d’urgence. Comme l’iode radioactif peut provoquer un cancer agressif de la thyroïde, des comprimés d’iode sont souvent distribués à la population en cas de catastrophe nucléaire. Pris idéalement une seule fois 24 à 48 heures avant l’exposition à un nuage d’iode radioactif, ils peuvent déclencher une « protection par saturation » de la thyroïde. La posologie très élevée d’environ 50 milligrammes d’iode par comprimé fait en sorte que la thyroïde soit déjà saturée au moment du contact avec l’iode radioactif, de sorte qu’elle ne l’absorbe plus et ne peut donc pas être lésée.
La situation de l’apport en iode en Allemagne
L’Allemagne a longtemps été considérée comme une région déficitaire en iode, principalement pour des raisons géologiques et géographiques : au cours de la dernière période glaciaire, les sols et les roches d’Europe centrale ont été fortement lessivés par les eaux de fonte. Étant soluble dans l’eau, une grande partie de l’iode a été entraînée vers la mer et perdue. Pour cette raison, les sols en Allemagne ainsi que les plantes qui y poussent restent aujourd’hui relativement pauvres en iode. Il en va de même pour les eaux souterraines, qui contiennent peu d’iode. Pour contrer le déficit important résultant de ces conditions, des mesures ciblées ont été mises en place dans les années 1980. Outre des campagnes d’information, l’introduction du sel de table iodé et l’enrichissement des aliments pour animaux en iode ont été des éléments clés de la prophylaxie du goitre en Allemagne et dans d’autres pays européens.
Cependant, la carence en iode est un problème répandu au niveau mondial. Selon l’OMS, environ un tiers de la population mondiale n’a pas un apport en iode suffisant ; en Europe, on estime même qu’environ la moitié de la population est concernée.[5] Le Robert Koch‑Institut a également publié des chiffres alarmants montrant que l’apport moyen en iode en Allemagne est à nouveau en recul. Selon le RKI, 32 % des adultes allemands présentent un risque accru de carence en iode.[6] Parmi les enfants et les adolescents, près de 44 % ne couvrent pas leur besoin moyen estimé en iode.[7]
Les besoins en iode : combien d’iode devons‑nous consommer chaque jour ?
La question de la quantité d’iode à consommer quotidiennement ne peut pas recevoir de réponse universelle. Les besoins individuels en iode dépendent de facteurs tels que l’âge, le mode d’alimentation et d’éventuelles maladies préexistantes. Certaines périodes particulières de la vie, comme la grossesse ou l’allaitement, impliquent également des besoins journaliers différents. Outre l’apport en iode, il convient de garder un œil sur l’apport en autres oligo‑éléments tels que le sélénium, le zinc et le fer, car une carence en ces éléments peut altérer l’utilisation de l’iode.
La Deutsche Gesellschaft für Ernährung (DGE) recommande en Allemagne les apports journaliers en iode suivants pour différents groupes d’âge et de population :[8]
|
Âge |
µg/jour |
|
Nourrissons |
40–80 |
|
Enfants (1 à 7 ans) |
90–120 |
|
Enfants (7 à 13 ans) |
120–180 |
|
Enfants (13 à 15 ans) |
150–200 |
|
Adolescents (15 à 18 ans) |
150–200 |
|
Adultes |
150–200 |
|
Femmes enceintes |
200–230 |
|
Femmes allaitantes |
200–260 |
Quels symptômes indiquent une carence en iode ?

Figure 4 : Parmi les symptômes typiques d’une carence en iode figure une hypertrophie de la thyroïde, visible au niveau du cou sous la forme d’un goitre (médicalement : struma).
Un apport temporairement insuffisant en iode n’est généralement pas préoccupant, car l’organisme peut stocker de petites réserves de ce minéral dans la thyroïde et les mobiliser si besoin. En revanche, si l’apport reste insuffisant sur une longue période, une carence en iode peut apparaître et se manifester typiquement par les symptômes suivants :
- Fatigue et sensation d’épuisement
- Troubles de la concentration
- Dépressions ou sautes d’humeur
- Faiblesse musculaire
- Peau pâle et sèche
- Chute de cheveux
- Sensibilité accrue aux infections
- Prise de poids
Si une carence en iode persiste sur le long terme, elle peut devenir chronique. La thyroïde tente alors de compenser la carence afin de produire suffisamment d’hormones thyroïdiennes. Pour maximiser l’absorption d’iode, le tissu thyroïdien croît et une enflure au niveau du cou apparaît, appelée goitre (struma). Cette formation de goitre est non seulement souvent considérée comme gênante d’un point de vue esthétique, mais peut aussi entraîner des problèmes de santé tels que des difficultés à avaler ou des troubles respiratoires.
À quel point un excès d’iode est‑il dangereux ?
Au vu de la prévalence de la carence en iode, un excès d’iode est généralement considéré comme moins préoccupant. De plus, si la thyroïde fonctionne normalement, elle veille automatiquement à ce que l’excédent d’iode soit éliminé par les reins. Il est également peu probable que des quantités dangereuses d’iode soient absorbées uniquement par l’alimentation. Le risque de surdosage apparaît surtout en cas de consommation excessive de produits à base d’algues, de préparations d’iode à forte dose ou de médicaments contenant de l’iode. Une surconsommation d’iode peut entraîner une hyperstimulation ou une inhibition de la thyroïde. Une conséquence possible d’un excès d’iode est une hyperthyroïdie, souvent accompagnée d’une accélération du rythme cardiaque, de nervosité et de bouffées de chaleur.
Une absorption d’iode trop élevée peut également bloquer la production hormonale et conduire à une hypothyroïdie induite par l’iode. Parmi les autres symptômes possibles d’un excès d’iode figurent l’acné à l’iode, des éruptions cutanées, des réactions allergiques (allergie à l’iode) ou une inflammation douloureuse de la thyroïde (thyroïdite induite par l’iode). Pour prévenir un excès d’iode, l’Institut fédéral d’évaluation des risques (BfR) recommande une consommation maximale d’iode de 500 microgrammes (µg) par jour pour les adultes, toutes sources confondues (aliments, compléments alimentaires et sel de table).[9]
Les avantages et inconvénients d’une supplémentation en iode
Si vous envisagez de prendre de l’iode sous forme de complément alimentaire, il convient de peser soigneusement les avantages et les inconvénients. L’un des principaux motifs poussant de nombreuses personnes à prendre des préparations d’iode, telles que des gélules ou des gouttes d’iode, est la simplicité d’utilisation. Alors que la dose d’iode apportée par l’alimentation ne peut être qu’estimée, les compléments alimentaires permettent un dosage précis et adapté aux besoins. De plus, l’utilisation est généralement très facile, ce qui fait des préparations d’iode un moyen souvent judicieux pour prévenir ou traiter une carence en iode.
Cependant, une supplémentation en iode peut aussi avoir des effets négatifs, surtout si la quantité tolérable est dépassée. Un apport excessif d’iode que l’organisme ne peut pas gérer comporte un risque d’excès d’iode, dont les conséquences négatives ont été décrites dans la section précédente. Pour assurer une supplémentation sûre, il est donc important de faire déterminer au préalable vos besoins individuels. Surtout si vous prenez des doses élevées d’iode, il est également important d’avoir un suivi médical et une consultation continue pendant la période de prise.
Quelles personnes ne devraient pas se supplémenter en iode ?
Certaines catégories de personnes doivent être particulièrement prudentes ou s’abstenir complètement de se supplémenter en iode. Il s’agit notamment de :
- Personnes atteintes de maladies de la thyroïde telles que la thyroïdite de Hashimoto ou la maladie de Basedow
- Personnes souffrant d’hyperthyroïdie ou d’hypothyroïdie
- Personnes présentant une intolérance ou une allergie à l’iode
- Personnes atteintes d’insuffisance rénale
- Personnes âgées présentant des adénomes thyroïdiens autonomes (nodules thyroïdiens)
Dans les maladies auto‑immunes de la thyroïde, comme la thyroïdite de Hashimoto, un apport élevé en iode peut aggraver l’inflammation de la thyroïde et intensifier les symptômes d’hyper‑ ou d’hypofonction.
Conseils et indications pour le choix d’un produit d’iode
Si vous souhaitez utiliser ou prendre de l’iode en complément, vous pouvez choisir parmi une large palette de produits contenant de l’iode. Parmi les classiques des compléments iodés figurent des gélules comme les Bio Jod Kapseln d'Unimedica. Chaque gélule contient 150 µg d’iode, ce qui correspond à la dose journalière recommandée pour les adultes en bonne santé. Avant d’acheter des gélules d’iode, vérifiez impérativement l’origine et la qualité du produit que vous choisissez. L’iode naturel contenu dans les gélules d’Unimedica provient d’un extrait biologique de kelp d’Islande. Les gélules sont fabriquées en Allemagne.
Une autre forme très prisée de supplémentation en iode est celle des gouttes d’iode. Comme dans les Jod Tropfen d'Unimedica, la plupart des préparations liquides contiennent de l’iode élémentaire. Les gouttes d’iode peuvent généralement être simplement ajoutées dans un verre d’eau et bues. Si vous recherchez plutôt un produit pour application externe, une solution de Lugol peut être ce qu’il vous faut. Cette solution iodée, nommée d’après le médecin français Guillaume Lugol, est utilisée comme antiseptique et remède domestique depuis le XIXe siècle. La solution de Lugol d'Unimedica est préparée selon la recette originale de 1835 et correspond à la Pharmacopée européenne (Attention : uniquement pour usage externe et non destinée à la consommation !).
Pour renforcer spécifiquement certains organes ou soutenir certaines phases de la vie, il existe aujourd’hui de nombreux complexes d’actifs contenant de l’iode. Par exemple, les vitamines pour la peau d'Unimedica constituent un complexe nutritif équilibré qui contient, outre l’iode, de la biotine, de la riboflavine, de la niacine et du zinc, des substances contribuant au maintien d’une peau normale. Le Schilddrüsen* Komplex d'Unimedica est, quant à lui, un complexe premium harmonieusement coordonné dont les ingrédients ont été choisis en raison de leur rôle spécifique dans le soutien de la fonction thyroïdienne. Dans le complexe végan Frau ab 40*‑Komplex d'Unimedica, l’iode, le coenzyme Q10, l’acide hyaluronique et les OPC jouent les rôles principaux. Cette combinaison de nutriments a été spécialement élaborée pour répondre aux besoins des femmes à partir de 40 ans.
Bien utiliser les compléments alimentaires contenant de l’iode
La façon de prendre au mieux un produit d’iode dépend principalement de la forme galénique, de l’objectif d’utilisation, mais aussi de vos préférences personnelles. Faites impérativement évaluer et conseiller par un médecin avant de commencer à prendre un complément contenant de l’iode. Votre médecin pourra vous recommander un schéma d’administration approprié afin d’éviter un surdosage ou des effets indésirables liés à la supplémentation.
Les gélules d’iode doivent en règle générale être prises une fois par jour avec une quantité suffisante de liquide. Le moment de la journée n’a pas d’importance en soi. Toutefois, si vous constatez que la prise d’iode le soir perturbe votre sommeil, il peut être judicieux de préférer un autre moment d’administration. Surtout à des doses plus élevées, la prise à jeun peut provoquer des nausées et un malaise. Les personnes sensibles aux compléments contenant de l’iode devraient donc préférer prendre les gélules ou les gouttes d’iode au cours ou après un repas afin d’améliorer la tolérance.
Par ailleurs, il est important, lors d’une supplémentation en iode, de tenir compte des interactions possibles avec d’autres compléments alimentaires et médicaments. Celles‑ci sont rares mais peuvent avoir des conséquences négatives importantes. Ainsi, l’iode peut influencer l’efficacité des hormones thyroïdiennes telles que la L‑thyroxine ; il convient donc de respecter un intervalle de plusieurs heures entre la prise d’iode et celle des hormones. Il en va de même pour les préparations à base de fer et de calcium, car elles peuvent réduire l’absorption de l’iode au niveau intestinal. Les personnes prenant des médicaments pour traiter des troubles du rythme cardiaque ou des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) devraient également consulter impérativement un médecin avant de prendre de l’iode.
Biographie
Katharina Korbach écrit régulièrement des articles de blog sur les plantes médicinales et les principes actifs naturels pour le Narayana Verlag. Très tôt, elle s’est intéressée à la langue et a commencé à rédiger ses propres textes littéraires. Une grave maladie durant sa période du baccalauréat l’a poussée à s'intéresser intensément aux thématiques de la santé et de la nutrition, intérêt qui perdure aujourd’hui. Après l’échec répété de traitements de la médecine conventionnelle, elle a opté pour une approche thérapeutique naturopathique plus axée sur l’autonomisation. Une alimentation à base de plantes a été une clé importante dans son chemin de guérison.
Katharina a étudié les sciences culturelles (B.A.) et la littérature appliquée (M.A.). En 2022, elle a publié son roman de première apparition « Sperling » chez Berlin Verlag. Elle vit aujourd’hui à Berlin en tant qu’auteure indépendante, rédactrice médicale et formatrice. Elle aime passer son temps libre en compagnie d’amis ou en pratiquant le barre training. Elle adore aussi voyager et tester de nouvelles recettes véganes.
[1] Rigutto‑Farebrother J. Optimizing Growth: The Case for Iodine. Nutrients. 2023 Feb 5. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36839172/.
[2] Nicol K, Nugent AP, Woodside JV, Hart KH, Bath SC. Iodine and plant-based diets: a narrative review and calculation of iodine content. Br J Nutr. 2024 Jan 28. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37622183/.
[3] Purohit P, Rawat H, Verma N, Mishra S, Nautiyal A, Bhatt S, Bisht N, Aggarwal K, Bora A, Kumar H, Rawal P, Kumar A, Kapoor R, Sehrawat J, Rather MA, Naik B, Kumar V, Rustagi S, Preet MS, Gupta AK. Analytical approach to assess anti‑nutritional factors of grains and oilseeds: A comprehensive review. Journal of Agriculture and Food Research 14. 2023. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2666154323003848 (consulté le 03.01.2025).
[4] Bath SC, Steer CD, Golding J, Emmett P, Rayman MP. Effect of inadequate iodine status in UK pregnant women on cognitive outcomes in their children: results from the Avon Longitudinal Study of Parents and Children (ALSPAC). Lancet. 2013 Jul 27. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23706508/.
[5] WHO (World Health Organization): Iodine status worldwide: WHO global database on iodine deficiency. Geneva 2004. https://iris.who.int/bitstream/handle/10665/43010/9241592001.pdf (consulté le 02.01.2025).
[6] Remer T, Thamm M. Abschlussbericht: Ermittlung der täglichen Jod‑ und Salzzufuhr Erwachsener in Deutschland: Biomarkerbasierte Datenanalyse der repräsentativen DEGS‑Studie und methodologische Basislegung für künftige Gesundheitssurveys. 2015.
[7] Hey I, Thamm M. Abschlussbericht: Monitoring der Jod‑ und Natriumversorgung bei Kindern und Jugendlichen im Rahmen der Studie des Robert Koch‑Instituts zur Gesundheit von Kindern und Jugendlichen in Deutschland (KiGGS Welle 2). 2019.
[8] DGE (2000): Referenzwert Jod. https://www.dge.de/wissenschaft/referenzwerte/jod/ (consulté le 02.01.2025).
[9] BfR (2021): Hӧchstmengenvorschlӓge fϋr Jod in Lebensmitteln inklusive Nahrungsergӓnzungsmitteln. https://www.bfr.bund.de/cm/343/hoechstmengenvorschlaege-fuer-jod-in-lebensmitteln-inklusive-nahrungsergaenzungsmitteln.pdf (consulté le 04.01.2025).
Figure 1 : New Africa/shutterstock.com; Figure 2 : Tatjana Baibakova/shutterstock.com; Figure 3 : Tatjana Baibakova/shutterstock.com; Figure 4 : MikeSaran/shutterstock.com