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Homéopathie et pandémies

Actualités

Tout recommence, l'ancien reparaît : les pandémies et la panique qui les accompagnent.

Notre civilisation existe depuis très, très longtemps. En comparaison, nous ne sommes encore que des adolescents. C'est aussi pourquoi cette première pandémie depuis de nombreuses générations semble en quelque sorte complètement inattendue.

Si la réaction mondiale face à la COVID-19 est presque sans précédent, il ne s'agit de loin pas de la première pandémie sur notre planète.

Au cours des 200 dernières années, l'homéopathie a connu de grands succès lors d'épidémies et de pandémies. J'en ai parlé dans mon ouvrage illustré Paradigma Homöopathie - une brève histoire.

Et parce que nous vivons tous actuellement une pandémie, je souhaite vous présenter ici un extrait de mon livre :

« La puissance de l'homéopathie ne se limite pas aux maux de tête, au rhume et à la fièvre. L'homéopathie peut davantage. Elle est capable de combattre les maladies les plus mortelles et a connu un tel succès que cela revêt une importance historique.

Mais nous savons aussi que les préjugés, les mauvaises interprétations et les présentations inexactes peuvent déformer l'histoire. À notre détriment, les contributions que l'homéopathie a apportées au traitement des maladies épidémiques ont été pour la plupart ignorées.

Des terribles ravages de la pandémie de grippe qui frappa l'Amérique en 1918, l'homéopathie est sortie comme une force essentielle et efficace.

Et cela veut dire beaucoup si l'on considère que cette pandémie — également connue sous le nom de grippe espagnole — fit 50 millions de victimes dans le monde. Soit 34 millions de plus que pendant la Première Guerre mondiale.

Cette grippe pouvait être mortelle en quelques heures ou quelques jours. Le plus souvent, les malades suffoquaient affreusement, car ils avaient de l'eau dans les poumons. Les jeunes adultes furent particulièrement frappés avec une violence énorme. Mais l'homéopathie est littéralement venue au secours quand elle fut employée.

Veuillez prendre ceci en considération : un homme de Philadelphie nommé Dean W.A. Pearson recueillit des informations sur des cas de grippe traités par des médecins homéopathes. Le taux de mortalité parmi les 26 795 cas homéopathiques n'était que de 1,05 % contre une moyenne de 30 % chez les patients de la médecine conventionnelle !

L'un de ces humbles médecins, le Dr T.A. McCann de l'Ohio, écrivit : « J'ai traité 1000 cas de grippe. Les cas sont bien documentés. Je n'ai perdu aucun patient. La reconnaissance revient à l'homéopathie et non aux Américains d'origine écossaise-irlandaise ! »

À Rhode Island, le Dr Dudley Williams rapporta qu'il n'avait perdu aucun patient à cause de la grippe — aucun ! Son taux de mortalité pour les pneumonies était de 2,1 %. C'est remarquable si l'on considère que les médecins allopathes — qui traitaient principalement avec de l'aspirine et de la quinine — perdirent 60 % de leurs patients atteints de pneumonie.

Un autre médecin, cette fois de Chicago, Illinois, raconta que dans une usine de 8000 ouvriers un seul homme était mort. L'homéopathique Gelsemium fut pratiquement le seul remède utilisé. Ni aspirine, ni vaccins, ni autres médicaments n'ont été administrés.[1]

Ce sont des récits puissants et des données solides.

En effet, il serait vain d'expliquer ces succès par l'effet placebo. Des milliers et des milliers succombèrent à cette épidémie mondiale, mais les milliers de personnes traitées homéopathiquement se dressent comme d'imposants témoins. Si l'on considère le taux de réussite du traitement homéopathique de la grippe espagnole, il est très regrettable que l'on n'ait pas mis plus largement en œuvre l'incroyable pouvoir guérisseur de cette méthode douce. Peut-être que des millions de personnes n'auraient pas dû mourir.

Presque un siècle plus tôt, une autre épidémie avait ravagé le monde — le choléra asiatique. Au début du XIXe siècle, la vague atteignit les États-Unis, où l'homéopathie se révéla un digne combattant contre cette terrible maladie.

En 1840, le homéopathe allemand Dr Joseph Hypolyte Pulte fut accueilli de la plus désagréable des manières à son arrivée à Cincinnati, Ohio. Il fut presque chassé par la communauté locale : les habitants assiégèrent sa maison et le couvrirent de moqueries et de railleries, si bien qu'il voulut quitter l'endroit sur-le-champ. Il resta sur place uniquement pour sa femme et ses enfants.

Heureusement, Joseph Pulte persévéra et se trouva encore à Cincinnati lorsque l'épidémie de choléra éclata. Il était prêt et capable de sauver chacun de ses patients. Il va sans dire que toute la communauté lui fut très reconnaissante et lui accorda désormais le respect qu'il méritait.

En 1832, le choléra fit 3000 victimes à New York. L'homéopathe William Channing traita ses patients avec tant de succès à l'aide de Veratrum, Camphora et Cuprum que ses guérisons furent même reconnues par les médecins allopathes et par la ville de New York. Toujours à New York, le médecin homéopathe Isaac Moreau Ward compara en 1832 le succès du traitement homéopathique à celui de la thérapie conventionnelle. Il put confirmer que le traitement homéopathique était sans aucun doute supérieur à l'allopathique.[2]

Les succès des protocoles de traitement homéopathiques de John Franklin Gray attirèrent également l'attention des médecins allopathes de New York. Bien que l'homéopathe n'ait pas eu accès aux hôpitaux publics, il put néanmoins soigner de nombreux patients. Pour cela, il fut respecté par la profession médicale, qui fit largement état de ses résultats.[3] »

Ce ne sont que quelques exemples de la puissance de l'homéopathie. Mais elle guérit en même temps avec une énergie très douce — ou une « puissance douce », comme l'appelait le célèbre homéopathe et père de l'homéopathie américaine, le Dr Constantine Hering. Elle a la capacité de rétablir la santé humaine, y compris chez les patients gravement malades, comme c'est le cas lors d'une pandémie.

L'homéopathie agit, et de manière très puissante. Elle ne laisse pas de traces « anesthésiantes » que l'on retrouve souvent chez des patients oscillant entre la vie et la mort et traités par des médicaments.

Il est dommage que ces contributions extraordinaires à la santé mondiale et à la médecine en général reçoivent à peine l'attention qu'elles méritent.

Il nous appartient d'apprendre comment fonctionne l'homéopathie. Dites-le autour de vous — cela en vaut la peine !

Cordialement,

Votre Joette

P.S. En ces temps troublés, il est particulièrement important de rester unis et d'apprendre ensemble. Que vous soyez débutant en homéopathie ou un vétéran des globules : apprendre en groupe est plus facile et, grâce à Zoom ou Skype, c'est très simple.

Faisons-le ensemble — partout dans le monde, de mère en mère et de famille en famille.

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Source : https://joettecalabrese.com/blog/homeopathy-and-pandemics/

Photo : Shutterstock_1673625835, Copyright : Chamille White

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[1] Julian Winston, The Faces of Homeopathy: An Illustrated History of the First 200 Years (Nouvelle-Zélande : Great Auk Publishing, 1999), 236-237.

[2] Winston, The Faces of Homeopathy, 40.

[3] http://sueyounghistories.com/archives/2009/11/09/a-homeopathic-history-of-cholera/; 18.05.2011

Joette Calabrese