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Une étude sur le placenta

Actualités

Le placenta comme remède homéopathique - etude

par Hans Eberle et Friedrich Ritzer

La naissance d’un enfant en 1995 dans l’une de nos familles nous a donné l’idée d’envisager le placenta comme remède homéopathique. Nous avons aussi été intrigués par le fait que le placenta est utilisé en médecine chinoise comme remède pour traiter l’asthme. Le remède a été préparé par nous conformément aux instructions du § 270 de l’Organon de l’art de guérir à la puissance C3. La substance d’essai a été dynamisée en potences Q de Q1 à Q12. Au total, 18 évaluateurs ont participé au projet. La pharmacie Helios commercialise ce remède sous le nom « Placenta (Eberle / Ritzer) » ; il y est disponible jusqu’à la XM.



Domaine d’activité


Soins, allaitement, détachement, enfants, oreilles, gorge, larynx, intestin, organes génitaux, épuisement


Signes directeurs

IDÉALISATION

- Par idéalisme, prendre en charge trop de soins pour des proches et se surmener (femmes au foyer et mères épuisées)
- Amour idéaliste pour un partenaire malade (alcoolique)
- Ne pas réussir à couper et se détacher du partenaire soi-disant idéal
- Les femmes veulent un autre enfant (au-delà de leurs forces), par nostalgie de la phase de vie idéale que chaque nouvel enfant apporte

IDÉAUX DÉÇUS

- L’amour est rapidement déçu après le début de la relation
- Tristesse à cause des limites imposées aux échanges et à la vie commune


Points communs

• MARCHER DANS LES PAS D’AUTRUI

• SE DÉGAGER D’UNE IDÉE FIXE OU D’UNE IMAGE INCONSCIENTE (DEVOIR), SUIVRE SES PARENTS OU DES PERSONNES PROCHES (MÊME JUSQU’À LA MORT)

• DEVENIR MÛR ET INDÉPENDANT

• DÉPENDANCE

• SE SENTIR ISOLÉ

• COMPORTEMENT INHIBÉ

• ENFANTS PLEURNICHEURS QUI FUIENT VERS LA MÈRE

• APRÈS LA MORT DU PARTENAIRE

• REMÈDE POUR LES PATIENTS EN FIN DE VIE

• LE PLACENTA RESTE

• INFECTIONS

• Enfants pleurnicheurs collés à la mère, souffrant d’otite moyenne (semblable à Pulsatilla), ou maussades et en colère et qui frappent la mère

• Douleurs dans la gorge avec sensation de sécheresse

• Enrouement (les enseignantes perdent leur voix à chaque refroidissement et en ont peur d’avance)

• Bronchite, asthme

• NAUSÉES (nausées de la grossesse)

• DIARRHÉE ; selles jaillissantes, jaunes, aqueuses, muqueuses, avec crampes

• DÉSIR SEXUEL EXCESSIF

• LOMBALGIES ET SENATION DE FROID DANS LE DOS

• ÉPUISEMENT
- Mères épuisées, femmes au foyer et autres soignants
- Parents d’enfants handicapés
- Patients cancéreux anémiques

• SENSATION DE FROID, frilosité


CAS

Femme 32 ans : signes de paralysie, fatigue, souci, prend soin des autres.

Résumé :

Patiente présentant des paresthésies. Perte d’un jumeau en fin de grossesse. 11 ans de soins intensifs dans sa famille d’origine. Maladie de sa fille avec comportement fortement agressif, troubles du sommeil et symptômes anxieux. La patiente est une jeune femme aimable, peu plaintive, naturellement douce et serviable.

DIAGNOSTIC

La patiente souffre de picotements dans les avant-bras et les jambes, comme si des fourmis la parcouraient. Yeux fatigués.

CONTEXTE

À 21 ans, elle a eu sa première grossesse avec des jumeaux. Un jumeau est décédé au septième mois de grossesse.

Après l’accouchement, la patiente a dû travailler immédiatement comme femme de chambre, ainsi que le soir comme serveuse. À 25 ans, elle a eu un autre enfant et a dû continuer à travailler dur.

Deux ans plus tard, son frère a eu un grave accident avec de terribles blessures internes : « ses organes internes ont littéralement explosé à la suite de la chute. »

Un an plus tard, à 28 ans, elle a construit une maison avec son mari et aide encore son père à construire une grange à la ferme.

Un an plus tard, son père a eu une crise cardiaque. Le lendemain, sa mère est tombée d’un arbre, et elle a pris en charge la ferme de ses parents en plus de son propre travail et de ses obligations familiales ; de plus, elle a dû désormais s’occuper de sa grand‑mère dépendante.

Finalement, sa fille a développé une thyroïdite de Hashimoto ; lors du traitement elle a reçu une surdose ; elle a manifesté pendant des mois un comportement perturbé avec accès agressifs, coups, insomnie et anxiété.

Puis la patiente est tombée malade elle‑même : elle a souffert deux fois de suite d’attaques d’engourdissements et de troubles visuels : elle voyait des bulles d’air tomber vers le bas. Après ces maladies, la patiente a développé les paresthésies décrites ci‑dessus.

Pendant qu’elle racontait tout cela, la patiente restait aimable, gentille et douce.

ANALYSE

Comme si c’était naturel, sans gémir ni se plaindre, la patiente a décrit ses 11 dernières années : une vie de travail acharné et d’inquiétude pour son frère, son père, sa mère et sa grand‑mère, ainsi que pour sa fille gravement malade et la perte d’un jumeau en fin de grossesse. La patiente n’est pas endurcie.

Sa nature attentionnée et serviable et son désir de l’exercer aussi professionnellement en devenant auxiliaire de soins pour personnes âgées, ainsi que sa tendance à des symptômes d’épuisement physique (perte auditive soudaine, troubles visuels) nous ont conduit à la prescription de Placenta.

Symptôme d’essai original

« Relation fonctionnalisée et prise en charge de la famille entraînant un épuisement : essaie d’organiser le travail professionnel, la famille, le post-partum et les enfants aussi rationnellement que possible afin de remplir toutes ses tâches – et finit par être épuisée. »

RÊVE APRÈS LE TRAITEMENT

Elle dirige la lingerie d’un établissement de soins. Elle est promue et reçoit une augmentation de salaire.

En réalité, la patiente aimerait passer l’examen d’infirmière « pour progresser ».

Même dans ses rêves, les thèmes du souci et des soins réapparaissent.

RÉSULTATS

Les paresthésies qui l’accompagnaient depuis un an ont complètement disparu en six semaines et sont maintenant absentes depuis un an.

 

Cas 2 : Homme 45 ans : maladie de Crohn, détachement de la mère

Le patient souffre depuis 2 ans de maladie de Crohn. L’inflammation couvre de grandes parties de l’intestin. Le patient souffre surtout de selles fréquentes le matin au réveil et après le déjeuner. Il décrit lui‑même ses selles comme pâteuses, comme du « pudding », et sanglantes. De plus, il est tourmenté par des douleurs abdominales permanentes, latentes, avec envie d’aller à la selle.

La maladie a commencé immédiatement après la mort de sa mère, décédée d’un cancer du côlon. Elle tenait un hôtel qu’il dirigeait avec elle. « Ma mère n’a jamais dévié d’un centimètre de ses opinions. Elle assimilait l’inaction à la paresse. Travailler avec elle à l’hôtel a été très difficile pour moi. »

D’autre part, il est en deuil de sa mère. « Je n’ai pas lâché ma mère intérieurement. Je veux garder un ‘espace mental’ pour ma mère dans l’hôtel. Sa présence me manque et j’ai une certaine nostalgie d’elle. »

Le patient ressent que sa concentration est perturbée, comme s’il était alcoolisé.

« Il me manque de l’efficacité mentale, j’ai des vertiges, et je n’arrive pas à fonctionner avant midi. »

Autres symptômes :

Douleurs dans les deux épaules au niveau du deltoïde, chaleur nocturne. Odeur de sueur sous l’aisselle gauche. Langue agrandie avec empreintes dentaires.

Envies : sucreries (appétit impérieux), chocolat, gâteaux sous toutes leurs formes, de préférence cookies, whisky-cola.

Aversion pour l’oignon cru : il provoque des éructations.

ANALYSE

Le patient est resté très attaché à sa mère même après sa mort et tente de reproduire comment elle aurait décidé ou agi.

Symptôme d’essai original correspondant :

« Contrairement à ses idées antérieures, il ne trouve plus le mode de vie et le travail de ses parents dignes d’imitation. » (P384 ci‑dessus)

Dans l’essai, on trouve 11 symptômes concernant l’autonomie, l’indépendance et le propre chemin. Dans une sorte d’idéalisation d’une autre personne ou des circonstances, ils négligent leur propre voie et leur autonomie.

Pourtant le patient a des sentiments ambivalents envers sa mère ; il trouvait la relation stressante, et l’on perçoit un certain caractère dictatorial de sa mère dans ses paroles.

Symptôme d’essai original :

« Un évaluateur de 35 ans développe une colère extrême contre l’ingérence de sa mère. » (Symptôme P383).

Nous avons aussi constaté que Placenta peut être un bon remède lors du décès d’un proche.

Symptôme d’essai original :

« Elle se sent soulagée vis‑à‑vis du deuil de la mort de son mari survenue un an auparavant, même un sentiment de légèreté et de joie. »

Des symptômes typiques de colite ulcéreuse ou de maladie de Crohn sont apparus dans l’essai.

Symptômes d’essai originaux :

Selles jaunes, aqueuses, muqueuses – envie pressante – douleurs crampiformes à l’anus en fin de diarrhée – brûlures et piqûres à l’anus après la selle, etc.

RÉSULTAT

Le patient a été traité pendant plusieurs mois par des potences LM ascendantes.

La maladie a guéri complètement et sans rechute, et le patient est resté asymptomatique pendant de nombreuses années. Le patient a également ressenti une transformation intérieure : « Avant le traitement, je pensais toujours : ‘Que ferait ma mère ?’ Maintenant je vis davantage ma propre vie. » Ce sont les symptômes observés dans l’essai et en clinique : les patients qui répondent bien à Placenta peuvent trouver leur propre voie en se séparant de la mère ou d’autres personnes.

Le désir de sucreries comme le chocolat et les gâteaux a également disparu.

Bibliographie

Eberle Hans, Ritzer Friedrich, Pharmacologie des remèdes, guérison des maladies dans les situations de vie modernes, Munich, Müller & Steinicke, 1999

Commande : www.homoeopathieforschung.de

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Cet article a été publié sur www.interhomeopathy.org

Photos : © shutterstock : Mère avec fils sur la côte - Andrey Grinyov,

© shutterstock : Placenta - mfgaspar

Catégorie : Cas
Mots‑clés : Soins, allaitement, détachement, épuisement, idéalisation, identité propre, dépendance
Remède : Placenta

von Narayana Verlag