
Cette semaine, il s'agit de Aconitum napellus, ou plus simplement Aconit.
D'accord, je vois déjà que vous faites une drôle de tête. (N'oubliez pas que je suis mère jusqu'au bout des ongles et que j'ai les yeux partout !)
Je sais ce que vous pensez : « Pauvre Joette ! Elle doit être tellement occupée qu'elle ne se souvient plus qu'elle a déjà écrit sur l'Aconit tout au début de la série Urgences. »
Bref, ne vous inquiétez pas pour moi. Je me souviens très bien de mon article sur l'Aconit, mais j'avais alors traité seulement d'un aspect particulier de ce remède. Ce qui est beau avec cette médecine — outre sa rapidité, son efficacité et son élégance — c'est sa polyvalence.
C'est pourquoi l'Aconit a été (et reste) mon remède d'urgence numéro un… il a une place de choix dans mon sac à main.
Aconitum napellus est, entre autres, un excellent choix
en cas de blessures oculaires. Il aide non seulement à amortir le choc de la blessure (qui, soyons honnêtes, provoque plus de choc que toute autre blessure, car nos yeux nous sont si précieux et irremplaçables), mais il favorise aussi la guérison de la lésion elle‑même. Peut‑être vous rappelez‑vous que j'avais décrit l'Aconit une fois comme « l'arnica des yeux ».
Un exemple : une de mes collaboratrices taillait la haie au jardin. Avec beaucoup d'entrain. Elle a elle‑même admis avoir été un peu trop rapide et imprudente. Elle s'est penchée par‑dessus la haie pour couper rapidement une branche pendante et a reçu dans l'œil une autre branche qu'elle n'avait pas vue.
Heureusement elle portait ses lunettes, si bien que la branche n'a pas frappé directement la pupille. Cela aurait pu avoir des conséquences catastrophiques. Néanmoins, la pointe de la branche a pénétré le globe oculaire et un minuscule trou est apparu au point d'entrée.
Cette blessure n'était pas une plaisanterie.
Bien que — je n'ai pas pu m'empêcher de rire un peu — quand elle m'a raconté qu'en panique elle avait chassé ses lunettes de son visage et avait accidentellement coupé une des branches avec les ciseaux. On n'a donc pas seulement taillé la haie, mais aussi les pauvres lunettes.
Sur la photo ci‑dessus figurent d'ailleurs les lunettes… qu'elles reposent en paix.
Et les yeux ? Heureusement sa vue n'a pas été compromise, elle allait relativement bien et n'a pas eu besoin d'aller aux urgences. L'œil a guéri et probablement bien plus vite que son ego meurtri.
De façon courante, après une telle blessure on prend immédiatement de l'Aconit C200 et on répète cette prise, si nécessaire, toutes les quelques heures jusqu'à une amélioration nette de l'état. Pour des blessures oculaires comme celle de ma collègue, l'homéopathie apporte au patient la sécurité et la certitude d'avoir tout fait pour stimuler les capacités d'auto‑guérison du corps.
(Je devrais ajouter ici : en cas de douleurs très intenses, on peut administrer en plus de l'Hypericum C200 voire 1M.)
Les blessures oculaires surviennent plus souvent qu'on ne l'imagine et se produisent généralement très rapidement, comme dans le cas de ma collaboratrice. Pour cette raison, l'Aconit devrait toujours être à portée de main — dans le sac à main ou la poche, dans la trousse de premiers soins de la maison et du voyage, au bureau et dans la voiture. Ainsi, si quelque chose pénètre vraiment dans l'œil, l'aide est disponible ! (Et les lunettes peuvent être réajustées par un bon opticien.)
Faites‑le savoir — l'homéopathie aide, surtout en cas d'urgence !
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Source : https://joettecalabrese.com/blog/emergency-remedy-series-the-eyes-have-it/
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