par Julie Geraghty

Une femme de 45 ans vient me voir pour des troubles anxieux et une dépression. C’est une personne remarquable – mince, soigneusement vêtue, avec de longs cheveux noirs et brillants.
Patiente (P) : Mon père m’a toujours fait comprendre que je ne réussirais jamais. Il disait souvent que plus tard je vivrais aux frais de l’État en tant que mère célibataire. Je vais me marier l’année prochaine, mais chaque fois que j’y pense, je panique. Pour la première fois de ma vie, je suis dans une relation heureuse. Je regrette maintenant d’être restée si longtemps dans des relations malheureuses. Je ne suis pas très forte, je suis naturellement très incertaine. Mon père m’a fait beaucoup de mal.
Je ne peux pas m’occuper de mes enfants
Julia Geraghty (JG) : Décrivez votre relation avec votre père.
P : Je suis la plus jeune de sept enfants et j’ai un lien incroyablement fort avec ma mère. Mon père m’a toujours rabaissée. Mes sœurs sont tombées enceintes à 18 ans. Je sais que je serais une bonne mère, mais la simple idée me fait peur. Je panique. J’ai été enceinte une fois, mais ma relation avec le père était si malheureuse que j’ai avorté. J’étais tellement malheureuse… comment aurais-je pu avoir un bébé dans ces circonstances ? Il n’aurait pas été heureux. Peut-être que j’aurais réussi, mais à l’époque je pensais que je n’avais rien à offrir. Je ne pourrais pas m’occuper des enfants seule et les élever. J’ai toujours cru que tout devait être parfait avant d’avoir des enfants.
Disputes à la maison
P : Mes parents se disputaient sans arrêt. Nous n’avions jamais assez à manger et nous avions toujours faim. Mes amies avaient de belles choses et habitaient de belles maisons, mais chez nous il n’y avait jamais rien de neuf. Je ne me souviens pas de moments heureux. Mon père est mort d’une crise cardiaque à 57 ans. Je n’ai pas pleuré… je n’ai jamais eu l’impression d’avoir un vrai père. Il favorisait mes deux frères, ils ont reçu des vélos à Noël et nous seulement des livres à colorier.
Abus sexuel
P : J’ai une relation très proche avec ma mère, je ne peux pas imaginer la vie sans elle. C’est une des raisons pour lesquelles j’aimerais avoir un bébé (pleure), mais l’idée me terrifie. Quand j’étais enfant, je restais accrochée à son jupon et ne la quittais pas d’un pas. Je gardais la sensation qu’il se passerait quelque chose de sexuel si je me retrouvais seule avec mon père. J’étais pétrifiée de peur. Ma sœur aînée a été victime d’abus sexuels. Ma mère et moi avons été protégées par mon frère aîné.
À l’école, j’étais très populaire, j’avais beaucoup d’amis, mais je mentais beaucoup parce que j’avais tellement honte. J’ai toujours pensé que les gens me jugeaient. J’étais si mal assurée, je voulais toujours être quelqu’un d’autre. J’ai vu la vie de mes amies. Elles avaient une belle maison, leurs parents les prenaient dans leurs bras et les félicitaient. J’aurais tant aimé avoir ça enfant. Nous n’avions même pas de tapis à la maison, seulement du linoléum usé et déchiré. J’ai vécu cinq ans à l’étranger, dans une relation très malsaine, très contrôlante, mais à l’époque je pensais que c’était normal.
Violence domestique
JG : Décrivez cette relation contrôlante.
P : Ne pas pouvoir faire ce qu’on aimerait faire. Violente. Selon lui, la femme doit rester à la cuisine. Au début ils sont toujours si gentils, c’est la relation parfaite. Il m’imposait même les vêtements que je devais porter. Au début je pensais qu’il voulait m’aider, mais ensuite je suis devenue incroyablement malheureuse. Une fois, il m’a jetée dans les escaliers, j’ai eu un œil au beurre noir. Il m’a souvent humiliée. Il était très matérialiste : nouvelles voitures, vêtements de marque ; à la fin mes amies me disaient que j’étais comme lui. Finalement je lui ai dit de partir et je suis restée ferme. Je lui ai donné toutes mes économies pour qu’il parte. Tout le monde m’a dit que j’avais été très courageuse.
Voyages et liberté
P : Je travaille dans la publicité et je voyage beaucoup. Je ne pourrais pas travailler dans un bureau, ça ne me conviendrait pas. J’adore voyager, j’aime la sensation de liberté. Mais beaucoup ne pensent qu’au projet en cours. On marche sur des œufs, on essaie toujours de plaire à tout le monde, on fait attention à laisser bonne impression pour obtenir de nouveaux contrats. Mon meilleur projet a été avec Angelina Jolie. Nous avons fait la promotion du film Lara Croft à travers le pays. Mon travail me donne de la confiance. Quand on travaille avec les meilleurs, c’est une vraie exaltation.
Je me sens jugée, j’ai honte d’être considérée comme « vulgaire »
P : Ça fait trois ans que je suis avec mon ami actuel, c’est un homme merveilleux. Il veut se marier et nous avons déjà fixé une date, mais quand j’y pense, la panique survient. Toute cette attention… tout le monde va me regarder. C’est la même sensation qu’à un entretien pour un nouveau poste. Tout le monde doit se lever et parler de soi. J’ai alors l’impression d’être jugée, qu’on va me noter sur ma façon de parler et d’être. J’ai déjà perdu des contrats parce que j’ai foiré l’entretien. Pourtant j’aurais su faire le travail les yeux fermés.
Quand je pense au mariage, j’ai le même ressenti. J’ai peur de m’évanouir ou de tomber malade juste avant le mariage. À Noël je vais rencontrer la famille de mon ami, ça m’inquiète. Je ne les ai jamais vus. Je déteste être assise à table avec tout le monde, enfant nous ne faisions jamais ça. J’ai peur qu’on me pose une question à laquelle je ne saurai pas répondre. J’ai toujours l’impression que les autres sont supérieurs à moi. Que dire si on me demande ce que je fais dans la vie ? Dois-je dire que je suis vendeuse ? J’ai peur qu’ils se fassent une mauvaise image de moi. Même mon nom de famille me gêne, il est si banal. Quand j’étais enfant je n’avais rien et j’aurais tant voulu de belles choses.
Rêves de chats et de rats
JG : Rêvez-vous ?
P : Quand j’étais enfant, je rêvais souvent de rats. Dans le rêve je monte l’escalier. En haut se tient une femme, elle n’est pas très gentille, plutôt comme une sorcière. À ses pieds gambadent de petits chatons qui se transforment en rats. Je voulais prendre les chatons et les caresser, mais soudain les rats me sautaient dessus (geste). Ils étaient énormes, vraiment effrayants. À la mi-trentaine, j’ai rêvé de rats sur ma couverture. Je déteste les rats, ils sont sales et apportent maladies et mort. En réalité j’aime beaucoup les animaux, j’aurais aimé devenir vétérinaire.
Protégée et couverte
Récemment, la patiente a eu un rêve :
P : Dans le rêve, mon ami me rabaissait constamment en présence de mes amis et de ma famille. Il ne me protégeait pas, mais protégeait l’autre personne. Ou peut-être flirtait-il avec quelqu’un d’autre. D’ordinaire, il est très protecteur envers moi. Dans un autre rêve je portais ma robe de mariée, tout le monde était là. Mon mari se tenait sur la piste de danse et m’attendait, c’était un rêve merveilleux, tout était parfait.
Relations contrôlantes, malsaines
JG : Quelle a été la pire période de votre vie d’adulte ?
P : Après m’être séparée de mon ami, j’ai maigris énormément. J’aurais tout fait pour retourner vers lui, me laisser contrôler par lui. Avant la rupture j’étais si malheureuse, je voulais juste rentrer à la maison. Mais quand j’étais de nouveau à la maison, je voulais absolument retourner vers lui. Ce qu’il me disait était devenu vrai : si je m’oppose à lui, je suis une mauvaise personne. J’étais piégée au paradis, j’étais complètement sous son contrôle. Mais je ne serai pas ce qu’ils veulent que je sois ; c’est pour cela qu’ils sont contents quand ils me perdent. Je n’ai pas cédé ; je ne voulais pas être la femme typique. Je suis très incertaine, alors j’aime bien les relations contrôlantes parce que là je me sens tellement aimée. Mais je suis devenue forte et j’ai appris à m’affirmer.
Je buvais beaucoup, j’étais ensuite en colère contre moi-même et je me disputais avec mon ami. Je buvais jusqu’à perdre connaissance. Ça te donne l’impression d’être tout-puissant, de pouvoir tout faire, mais le lendemain tu es de nouveau très incertain et tu as l’impression d’être coincé dans la relation. C’est devenu un vrai schéma : d’abord je veux sortir, sortir, sortir et quand je suis vraiment dehors, je veux retourner vers eux.
Matérialisme
P : Ma première relation sérieuse m’a brisé le cœur. J’ai eu un entretien avec lui, il était beaucoup plus âgé que moi. Il était riche et me couvrait de cadeaux. Nous mangions dans les meilleurs restaurants, voyagions autour du monde, mais je n’arrivais pas à gérer. C’était rêvé, mais il me demandait des choses que je ne voulais pas faire. Il voulait que j’abandonne ma famille.
Captive
P : Chaque fois que je rencontrais quelqu’un, c’était comme s’ils voulaient m’attraper (fait un geste de saisie), ou peut-être que je me jetaistoute seule dedans. Ils voulaient me cacher, ne pas me partager.
Prescription : Au début, j’ai pensé à un remède du règne minéral, car la patiente était tellement incertaine et dépendante dans ses relations. Je lui ai donné Kalium fluoratum C200, mais cela n’a montré aucun effet.
Suivi six semaines plus tard
Responsabilité d’une famille
P : La plupart du temps je me sens très négative. Je pense sans cesse à la question du bébé. Chaque jour je suis au bord des larmes. Je fais exactement le contraire de ce que l’on attend dans une relation. Je me comporte de façon enfantine et j’ai peur des responsabilités. Je vis ma vie comme si ce n’était que plaisir et frivolité. J’ai pris beaucoup de mauvaises décisions par le passé et le fait de devoir vivre avec la culpabilité me ronge. Pourquoi ai-je dû attendre 44 ans pour avoir une bonne relation ? Je ne me suis jamais engagée sérieusement, je m’amusais avec mes amies. Je n’ai jamais été assez amoureuse pour vouloir avoir des enfants avec les hommes. Comment se fait-il que j’étais si négative avant et que maintenant je le désire tant ?
Pas assez à manger sur la table
P : J’ai toujours eu si peur de devoir me débrouiller comme mère célibataire. Parce que j’ai eu si peu enfant, je ne supportais pas l’idée de ne rien pouvoir donner à mon propre enfant. La simple pensée d’une grossesse me mettait en panique, j’avais l’impression que ma vie serait finie. Un enfant représenterait trop de responsabilité – j’ai vu ce que cela a été pour ma mère, avec sept enfants. L’idée de ne pas avoir de partenaire pour m’aider, la peur de ne pas pouvoir créer de lien avec l’enfant… Je n’aurais pas pu prendre ce risque, que diraient les gens de moi ? Ils me trouveraient faible. Parfois je me demande si ma mère ne souffre pas de dépression ? Ce n’était pas une mère affectueuse, elle ne nous a jamais enlacés. Il s’agissait toujours de faire en sorte qu’il y ait assez à manger sur la table.
La relation avec mon dernier ami était parfaite au début. Nous avions tous deux un bon travail, de belles voitures. Pourquoi n’ai-je pas réussi à faire durer ? J’aurais pu avoir des enfants. Ma vie était si vide. En six mois je suis tombée enceinte et je ne savais pas quoi faire. Il m’a dit de garder l’enfant, il ne m’a pas mise sous pression. J’ai fait enlever l’enfant. Il ne m’a jamais reproché, mais après tout s’est effondré. Cela a détruit notre amour. Ça me ronge encore aujourd’hui. J’ai essayé de refouler, mais toute la culpabilité est revenue de plein fouet. J’ai beaucoup bu. Il a perdu le respect pour moi.
Prescription : Il y a tellement de tristesse et de culpabilité chez cette patiente que j’essaie Natrium fluoratum C200.
Suivi six semaines plus tard
Paniques et palpitations
P : J’ai eu un entretien, ma bouche était sèche comme du papier. J’avais peur de m’évanouir, je n’arrivais pas à parler et mon cœur battait si vite que j’avais l’impression qu’il allait sortir de ma poitrine. Avant, je faisais tout pour éviter ces entretiens, maintenant je dois y aller parce que j’ai besoin d’argent. Je déteste être là à parler de moi, qui je suis et d’où je viens. Je suis avec des gens que je ne connais pas et j’ai toujours l’impression qu’ils me regardent de haut. J’aimerais leur dire que je vaux tout autant qu’eux.
Rêve d’une dispute pour une maison
Rêve : J’avais une magnifique maison, j’étais convaincue qu’elle était à moi. J’ai vu une femme allongée dans le lit et j’ai pensé que mon ami me trompait. Je lui ai demandé ce qu’elle faisait dans mon lit. Puis un homme est entré dans la chambre et tous deux m’ont crié de partir. Je leur ai dit que c’était ma maison. Alors je me suis battue contre eux – la femme, son ami et une autre amie à elle. Trois contre moi. Elle m’a tiré les cheveux et soudain je me suis cassé la jambe. J’ai essayé de les faire partir. J’ai fait comme si la jambe n’était pas cassée et je suis allée à pied aux urgences pour qu’on ne m’impose pas de plâtre. L’hôpital était vraiment chic, et les gens contre qui je me battais étaient très bien habillés.
Rêves de lutte ; je suis submergée.
P : J’ai des rêves où j’essaie de crier, mais quelqu’un me bouche la bouche avec une main et un autre me tire par les jambes. Dans le rêve je crie très fort, mais mon ami dit que je gazouille dans mon sommeil comme une souris. Je me débats de toutes mes forces contre eux, mais ils me tiennent, je ne peux pas respirer et j’essaie d’arracher cette main qui me couvre la bouche.
Analyse
Règne animal
À cause de ces rêves, il m’est apparu que la patiente avait besoin d’un remède du règne animal. Elle défend son territoire, c’est une dynamique « moi contre vous ». Elle se sent submergée, les autres sont en surnombre. Il s’agit d’une victime, d’une « proie ». La patiente se sent faible, inférieure, rabaissée et contrôlée. Mais de quel animal s’agit-il exactement ?
« Captive » dans le règne des oiseaux
J’ai commencé à chercher à nouveau dans mes notes des descriptions imagées. Elle parle d’hommes qui veulent la « capturer » et se sent « prise au paradis ». Le sentiment d’être « captive » est une sensation importante chez les patients qui ont besoin d’un remède aviaire. Pensez à un oiseau dans une cage, alors que sa nature est de voler librement dans les airs.
Conditions misérables
Lors d’un séminaire sur les remèdes aviaires, Peter Fraser a parlé de Passer domesticus, le moineau domestique, et l’a comparé à Eliza Doolittle de My Fair Lady : elle est belle et querelleuse, mais vulgaire. Elle vient de milieux pauvres.
Se considère comme « ordinaire », manque de ressources, disputes familiales
L’estime de soi, c’est-à-dire la valeur intrinsèque d’une personne, est un thème central du remède Passer domesticus. Ma patiente avait des difficultés avec ce thème : elle se sentait dévalorisée et éprouvait le besoin de montrer à tous qu’elle valait autant que les autres. Elle détestait se présenter aux autres parce que son nom de famille était « si ordinaire ». Sa description des disputes familiales correspond bien à ce remède. Les patients « moineau » rêvent souvent de violence. La famille, la sécurité et la protection d’un foyer protégé sont aussi des thèmes importants. Ils aiment bien s’habiller et soigneusement se présenter, mais on ressent le manque de ressources et l’effort que cela leur coûte de gagner leur vie (avoir assez à manger sur la table).
Prescription : Passer domesticus C200
Suivis huit semaines plus tard
Je fais face à mes peurs et montre mon vrai moi.
P : J’ai passé un entretien et j’ai eu le poste. Je vais tellement mieux. J’ai même déjeuné avec mon patron. J’ai affronté mes peurs et ça a été une vraie bonne sensation, j’étais très détendue. On le voyait même.
Après avoir pris le remède, j’ai été assez mal pendant quatre jours. C’était comme si un nuage noir s’était posé sur moi. Puis ça s’est peu à peu éclairci.
Je me sens beaucoup mieux. Parfois j’ai encore des paniques à propos du mariage, mais pour la première fois je me réjouis aussi. La question du bébé je l’évalue maintenant de façon plus réaliste. Si cela marche, tant mieux, sinon tant pis.
Ma mère ne va pas très bien, mais je peux gérer. Je ne suis plus si en colère contre elle, j’ai plus de compréhension pour sa situation. Je fais les courses avec elle chaque semaine. Avant j’en avais toujours une mauvaise impression, j’étais terrorisée et j’aurais voulu hurler. Ma mère est vraiment exigeante, mais maintenant je peux aussi m’asseoir avec elle et discuter.
Analyse
Fait intéressant, la patiente est devenue plus réaliste concernant la relation avec sa mère. Elle reconnaît sa propre colère et sa frustration. Le remède a bien fonctionné : après l’aggravation initiale, une amélioration profonde a suivi. Je lui demande son rapport aux animaux :
P : J’aime les animaux et j’aurais aimé devenir vétérinaire. Avant j’aimais les chiens, maintenant je suis plutôt folle de chats. Seuls les rats me répugnent, je ne peux même pas les regarder. Mais je ne leur ferais pas de mal. Quand je vois des animaux maltraités ou négligés, les larmes me viennent. Mon frère a des oiseaux – des chouettes et des faucons – il a toujours eu une passion pour les oiseaux. Je m’y connais bien en oiseaux, je les reconnais pour la plupart par leur nom. Il ne faut jamais enfermer les oiseaux, ils doivent être libres, ils doivent voler (geste). Ce n’est pas juste d’enfermer un oiseau, je les relâcherais toujours.
Il est intéressant de noter ici que Peter Fraser (Les oiseaux en homéopathie – liberté dans les airs) écrit que les personnes ayant besoin du remède Passer domesticus entretiennent souvent une relation très étroite avec les chats.
Deux mois plus tard :
Cystite, anciens symptômes réapparaissent.
P : Je viens de fêter mon enterrement de vie de jeune fille en Espagne. J’ai eu une violente infection urinaire, la chaleur était insupportable. Je souffre de cystites depuis de nombreuses années. Je n’avais pas le remède avec moi et je ne l’ai pris qu’une fois rentrée. C’était incroyable ! En quelques heures je me sentais beaucoup mieux. En Espagne j’ai logé au 24e étage d’un hôtel, toute seule. À la maison on se sent juste plus en sécurité. Mon ami ne voulait pas que j’aille en Espagne. Je me sentais coupable à cause de ça. Pour la première fois il a été jaloux, mais il s’en est excusé. Avec la cystite on a l’impression que quelque chose te rentre dedans, ça brûle quand on urine. Il ne sort qu’une goutte puis cette sensation parcourt tout le corps (geste), comme une montée de chaleur qui remonte le dos jusqu’à la tête. J’ai eu la première cystite à 17 ans, après mon premier rapport sexuel. À l’époque c’était comme si je pissais du feu. Je n’étais pas prête pour le sexe, je ne pouvais pas me détendre et je n’étais pas amoureuse de lui. Je pensais que je devais le faire et j’ai cédé.
S’élever au-dessus
P : Mon partenaire dit que je suis devenue beaucoup plus calme. Avant j’étais très irritable et querelleuse, je ne maîtrisais pas cela. Maintenant je peux m’élever au-dessus (geste). Je souris beaucoup. À cause du mariage je suis excitée, mais beaucoup moins nerveuse à l’idée de marcher dans l’allée. Ma plus grande préoccupation est ma mère. Je ne peux pas la conduire à l’église ce jour-là et habituellement je l’aide toujours.
Cinq semaines plus tard, après le mariage :
Oiseaux enfermés dans des cages – un crime capital
P : Le mariage était merveilleux. Je n’étais pas du tout nerveuse et j’ai profité de chaque minute. Je n’ai jamais été aussi heureuse. Je ne pense plus à la question des enfants, je fais confiance au fait que cela arrivera quand ce sera le bon moment. J’aimerais travailler avec des animaux, mais pas comme aide en clinique vétérinaire, je ne supporterais pas. Là-bas on opère les animaux. Je n’aime pas les zoos ni les animaux en cage, surtout pas les oiseaux en cage. J’ai les larmes aux yeux à chaque fois que je vois des oiseaux en cage. C’est un crime capital, la façon dont ils sont dans leur prison. Mon frère a un faucon qu’il tient en laisse. J’aimerais faire du bénévolat pour les animaux. Près de chez nous il y a un service d’accueil pour animaux où les gens déposent les animaux qu’ils ne peuvent plus nourrir.
Le remède m’aide chaque fois que je tombe malade, il agit incroyablement vite, en moins de 24 heures je vais mieux.
Six semaines plus tard :
Je me sens forte et satisfaite de ma vie.
P : Je me sens si forte, je suis vraiment heureuse de ma vie. Je dors bien et je me réveille satisfaite et heureuse – pour la première fois de ma vie. J’ai fait la paix avec mon désir d’enfant. J’en serais heureuse si cela arrivait. Mais ce ne serait pas non plus la fin du monde si je ne pouvais plus avoir d’enfants. La première fois que je suis venue vous voir, j’aurais pu pleurer tout le temps.
Le remède aide chaque fois qu’une cystite commence. Une fois il a aussi aidé contre une diarrhée. Je vais tellement mieux qu’il y a un an. C’est incroyable.
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Catégorie : Cas
Mots-clés : Cystite, panique, pauvre, « ordinaire », matérialiste, riche, manque, pauvreté, pourvoir à la famille, relations malsaines, combat, dispute, conflit, attachement, responsabilité, prisonnier, oiseaux enfermés, s’élever au-dessus, se sentir jugé, sans valeur.
Remède : Passer domesticus