par Dr K. V. Natarajan
Je ne suis pas psychiatre et je ne connais pas les subtilités complexes du cerveau. Mais je voudrais, ci‑dessous, montrer comment nos remèdes agissent parfaitement lorsque la force vitale d’un patient est prise en compte lors du traitement.
Cas clinique 1
Lorsque je travaillais à Thiruvannamalai, une mère amie est venue me voir avec sa fille. La fille était retardée mentalement et, lors de l’anamnèse, il s’est avéré qu’à l’âge de deux ans et demi elle avait eu un pseudokroupp avec convulsions et avait dû être traitée par médicaments pendant six mois. Avant cette maladie, elle s’était développée normalement sur le plan physique et mental, mais les médicaments avaient entravé son développement et la maladie s’était installée dans le cerveau.
La mère rapporta que l’enfant, qui n’était pas timide quand elle était bébé, se comportait maintenant, à 15 ans, comme une petite fille devant des étrangers. Son comportement et son langage étaient également ceux d’une enfant. Elle ne pouvait pas aider à la vaisselle, ni nettoyer le sol, ni tracer une ligne droite pour un kolam (dessin indien). Lors des promenades, elle sautillait et bondissait.
Une seule administration de Nux moschata C200 (5 globules) fit des miracles.
Le lendemain, la timidité avait disparu. Un mois plus tard, ses règles commencèrent et, au bout de trois mois, elle sut lire et écrire le tamoul sans avoir besoin de continuer à prendre des médicaments. Au bout de 12 semaines, une rechute survint. Hyoscyamus est le remède chronique de Nux moschata. Il fut administré en 1M et permit à la jeune fille, en l’espace de 10 mois, de devenir aussi éveillée et gaie que les autres jeunes filles de la famille. Avant le traitement homéopathique, elle était maigre, chétive, avec les épaules voûtées et le teint sombre. Un remède homéopathique soigneusement choisi put exercer son effet sans entrave. Aucune vitamine ni complément alimentaire n’a été administré. Au bout de 10 mois, elle put commencer un apprentissage de couturière.
Cas clinique 2
Cet homme de 35 ans n’a pas pu terminer ses études en école de commerce à cause d’une maladie mentale. Il était obsédé par l’idée que, lorsque deux personnes conversaient, elles se moquaient de lui. Cette conviction déclenchait chez lui une violence intense, tant à la maison qu’à l’extérieur, et il dut être sédaté.
Pourquoi cet homme se comportait-il ainsi ? Je l’ai rencontré en entretien personnel. Lors de la conversation, son comportement n’était pas remarquable. Il m’a dit, avec beaucoup d’assurance, que les autres se moquaient de lui à cause de ses cuisses qu’il jugeait raccourcies. Il était convaincu que ses cuisses devenaient de plus en plus courtes et flasques. En réalité, le patient était très bien bâti et ses cuisses étaient plutôt épaisses. Autrement dit, le patient avait l’idée délirante que ses cuisses étaient trop faibles.
L’homéopathie se nourrit de symptômes inhabituels !
Le remède indiqué est Sabadilla, et administré en C200, il rétablit complètement la santé mentale de l’homme. L’idée délirante disparut et il me dit qu’il se sentait de nouveau tout à fait normal. Seul son père ne crut pas à sa guérison — les psychiatres ne le croient généralement pas — et continua à lui donner des sédatifs.
Cas clinique 3
Un voisin de Madras se plaignait de son enfant qui pleurait en permanence. L’enfant devait être porté dans les bras jour et nuit. Les parents se relayaient ; c’était la seule façon de supporter la situation. Les médecins ne trouvèrent rien. À l’âge de six mois, l’enfant avait eu un abcès purulent à la tête, traité par pénicilline. Aucune autre question n’était nécessaire : une dose de Nux vomica C200, dissoute dans de l’eau, fit dormir l’enfant en quinze minutes. Je n’entendis plus jamais parler de l’enfant par la suite. L’inflammation s’était logée dans le cerveau et avait rendu l’enfant agité et irritable.
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Source : http://www.interhomeopathy.org/mental_illnesses
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