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Tout se contracte : un cas de Cuprum metallicum

Actualités

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La femme de 65 ans souffre depuis deux ans de crampes musculaires chroniques aux jambes. Sur les conseils de ses médecins, elle a pris des comprimés de magnésium, qui n'ont cependant pas aidé ; au contraire : les symptômes se sont continuellement aggravés. Les crampes surviennent soudainement, toujours au moment de s'endormir ou pendant le sommeil nocturne. Elle décrit la douleur comme presque insupportable ; parfois elle en vient même aux larmes. Les crampes sont apparues pour la première fois deux ans auparavant, au début seulement deux fois par mois, puis de plus en plus souvent jusqu'à ce qu'elles la réveillent finalement chaque nuit. La douleur est si intense qu'elle ne peut pas bouger ; rien ne semble soulager la douleur. Ce n'est que lorsqu'elle pointe ses orteils vers le bas que la patiente ressent un soulagement, mais celui-ci ne dure que quelques secondes et n'aide de toute façon qu'à soulager la douleur des pieds.

Au début, les crampes étaient exclusivement localisées dans les mollets des deux jambes. Plus tard, les crampes se sont étendues aux pieds, qui se redressent vers le haut pendant une crampe. Les crampes se sont progressivement aggravées et se sont à présent étendues aux muscles des cuisses. Il s'agit de douleurs lancinantes, qui surviennent toujours entre 21 h et 22 h, jamais dans la journée.

Autres troubles : éperon osseux (ostéophyte), ballonnements après des repas lourds et gras, troubles hépatiques (mauvais paramètres de fonction hépatique), kystes de la thyroïde (la patiente est suivie par un endocrinologue), bronchites récurrentes, rhinite chronique, faiblesse immunitaire, fatigue chronique, nervosité.

Antécédents médicaux : pancréatite, douleurs articulaires et autres troubles de l'appareil locomoteur, bronchites récurrentes, herpès, fièvre d'origine inconnue.

Histoire familiale : cancer, épilepsie, diabète, calculs rénaux, dépression.

Généralités

Klinische-Materia-Medica-und-Klinisches-Repertorium-im-Paket-Robin-Murphy.04434.jpgTempérature/météo : quand elle était jeune, elle était très sensible au froid ; maintenant elle est plutôt de tempérament chaud et ne supporte pas bien la chaleur.

Temps : < le soir, < la nuit, < 22 h

Envies : charcuteries fumées, salade de pommes de terre à la mayonnaise, chou-fleur rôti, sucreries, café, cigarettes.

Aversion : fruits de mer, panse, oignon !

Règles : sans particularité.

Sommeil : auparavant elle dormait très bien et profondément, mais depuis quelques années elle se réveille et ne se sent pas reposée.

Rêves : elle rêve à plusieurs reprises d'une maison qui n'est pas encore finie, sur laquelle elle travaille et qu'elle finit par aménager.

La patiente fume et est en surpoids.

Psychisme

La patiente vit dans un petit village à la campagne. Elle vient de conditions modestes, ses parents étaient ouvriers. Elle-même est également ouvrière en usine. Elle aime son travail, travaille très dur et s'occupe bien de sa famille. Elle n'est pas cultivée ni instruite et ne s'intéresse pas aux sujets spirituels ou philosophiques. Elle n'a pas suivi d'études supérieures.

Elle a de graves problèmes conjugaux. Elle ne s'entend pas bien avec son mari, mais s'est habituée à cette situation désagréable et a appris à y faire face. Son mari est gravement malade et la mauvaise relation qu'ils ont n'est plus au premier plan et n'est actuellement pas un sujet.

Ces dernières années, ce sont plutôt ses parents qui sont devenus un grand problème, s'ingérant constamment dans sa vie, bien qu'elle soit une femme accomplie et ait des enfants adultes qui ne vivent plus à la maison.

De nature, elle est plutôt anxieuse que courageuse et, je pense, on perçoit chez la patiente de la colère et de la résignation en raison des problèmes familiaux. Elle a peu de confiance en elle et donne une impression quelque peu incertaine et indécise.

Elle aime les chiens, s'en occupe très bien et réagit très sensible lorsque les animaux souffrent.

Analyse

La question fondamentale que l'on doit se poser pour chaque patient est de savoir si l'on prescrit le remède homéopathique pour la situation/pathologie actuelle (momentanée), ou si l'on doit rechercher le remède de constitution approprié. Dans ce cas, la question se pose bien sûr aussi. Si l'on examine les antécédents de la patiente, les multiples problèmes de santé dont elle souffre (sans parler des problèmes familiaux) et la quantité de symptômes quelque peu chaotiques et apparemment sans rapport, une prescription basée sur les symptômes actuels, c'est-à-dire les crampes musculaires qui se sont développées au cours des deux dernières années, est plus judicieuse. À partir de ce point, on peut ensuite progresser pas à pas. La situation est en outre compliquée par le tabagisme, le surpoids, le manque d'exercice et une mauvaise alimentation.

Le premier remède qui m'est venu à l'esprit fut Cuprum. C'est l'un des remèdes les plus importants pour les crampes musculaires nocturnes, surtout dans les mollets. On pourrait penser à ce remède sans même répertoriser, simplement avec la connaissance de notre Materia Medica, mais le remède est en plus confirmé dans la répertorisation par des indications clés.

Répertorisation

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Prescription : Cuprum metallicum C30

Ma prescription repose sur la répertorisation et les symptômes clés de la Materia Medica. Mais si j'examine l'état psychique de la patiente, un tableau de remède complet apparaît. Elle a fortement refoulé ses sentiments (en accord avec le tableau du remède dans la Materia Medica de Robin Murphy) et est « observée » par ses parents, qui s'ingèrent constamment dans sa vie. Du point de vue de Jan Scholten, Cuprum s'aggrave lorsqu'il/elle est observé(e) et réagit de manière sensible à la critique. La série du fer est confirmée par l'assiduité et les conditions de vie de la patiente (village). Le stade 11 s'illustre par les tentatives « convulsives » de la patiente pour préserver son intimité et garder le contrôle de sa vie privée.

Suivis

Le premier suivi a eu lieu quatre semaines plus tard et j'ai été surpris de l'efficacité du remède. Les crampes avaient immédiatement diminué après l'administration du remède.

Six mois plus tard encore, la patiente n'avait pas eu de crampe nocturne au mollet, bien qu'il y ait eu quelques « tentatives » qui ne se sont jamais développées en une crampe complète. Dans ces situations, la patiente n'avait qu'à penser au remède et ses muscles se détendaient à nouveau (à ce propos, je dois préciser que la patiente ne connaissait pas le nom du remède homéopathique ; elle pensait simplement aux granulés blancs). Il n'y avait donc aucune raison de répéter le remède. Je trouve ce fait absolument fascinant et en même temps quelque peu choquant. L'homéopathie me surprend sans cesse. Cela montre à quel point nous savons peu de choses sur le mode d'action de l'homéopathie et que nous en sommes encore au début de notre voyage dans les profondeurs curatives de l'homéopathie.

Il est tout à fait possible que je doive répéter le remède ultérieurement, ou que la patiente ait besoin d'une autre puissance, mais pour le moment tout est sans particularité. La patiente est heureuse et satisfaite de pouvoir profiter d'un sommeil sain sans crampes douloureuses aux mollets.

Elle a en outre mentionné en passant que la relation avec ses parents s'est améliorée. Elle est plus détendue et ne prend plus si au sérieux leur « soin » envahissant. En d'autres termes : vis-à-vis de ses parents, elle n'est plus aussi « tendue ».

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Photo : Shutterstock

Femme âgée souffrant de douleurs aux jambes ; Image Point Fr

Catégorie : Cas

Mots-clés : Cramps musculaires, éperon osseux, kyste de la thyroïde, bronchite, sentiments refoulés, sensible à la critique

Remède : Cuprum metallicum

Article original : Interhomeopathy.org

Peter Matu