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La lumière comme élixir de vie : comment elle influence notre métabolisme

Actualités

Illustration : La lumière influence notre métabolisme – une clé pour la régulation des hormones et des processus vitaux.

L'effet de la lumière sur le métabolisme humain est un sujet fascinant et complexe, de plus en plus abordé dans la littérature scientifique. Particulièrement intéressant est l'exposition à différentes sources lumineuses, que ce soit le jour ou la nuit, ou encore selon différents spectres lumineux. Plusieurs études ont ainsi pu mettre en évidence des impacts significatifs sur divers processus métaboliques, y compris la régulation d'hormones telles que l'insuline, la leptine et la ghréline.

Dans quelle mesure la lumière du soleil agit-elle directement sur notre état corporel et en particulier sur notre métabolisme ? Quels spectres lumineux sont responsables de quels processus dans notre corps ?

Découvrez dans cet article,

  • pourquoi notre corps a besoin de lumière,
  • comment la lumière agit concrètement sur notre organisme,
  • quels types de lumière existent et
  • comment différentes longueurs d'onde influencent notre corps.

Ce que la lumière fait à notre corps – ce que dit la science

« Pour le reste de ma vie, je veux réfléchir à ce qu'est la lumière. »
(Albert Einstein, 1916)

Des recherches scientifiques actuelles ont permis d'approfondir la compréhension de la façon dont la lumière influence le corps humain et pourquoi elle est si importante pour notre santé. Après tout, la lumière participe à la commande et à l'organisation de divers processus cellulaires, métaboliques et des fonctions cérébrales. Sont à souligner les découvertes suivantes :

1.  La lumière influence le rythme circadien

Le rythme circadien, aussi appelé rythme veille-sommeil, est notre "horloge interne". Il régule sur une période d'environ 24 heures de nombreux processus biologiques – pas seulement les phases de sommeil et d'éveil, mais aussi la température corporelle, la production hormonale, la pression artérielle et même le métabolisme.[1]

La lumière joue un rôle clé dans le rythme veille-sommeil : elle aide à synchroniser ce rythme – surtout la lumière naturelle du matin signale au corps qu'il est temps de se réveiller et d'être actif. Le soir, en revanche, l'obscurité favorise la sécrétion de l'hormone du sommeil, la mélatonine.

Le rythme circadien est régulé par la mélatonine. L'hormone sécrétée par la glande pinéale est très sensible à la lumière. Elle est supprimée pendant la journée et sécrétée le soir, lorsque l'obscurité s'installe, afin de préparer le corps à la phase de sommeil à venir. [2] Une étude du Stanford Center on Longevity souligne notamment que l'exposition au soleil le matin aide à stabiliser notre rythme biologique et à améliorer la qualité du sommeil.[3]

Un autre facteur important est l'hormone sérotonine, qui sert de précurseur à la mélatonine. La sérotonine est produite en plus grande quantité sous l'influence de la lumière du soleil et augmente le bien-être général.

2.  La lumière influe sur les fonctions cognitives et l'humeur

La lumière du jour, en particulier dans le spectre bleu, favorise l'attention, la mémoire et l'humeur. Des études montrent que l'exposition à la lumière le matin stimule la sécrétion de sérotonine, ce qui se traduit par une amélioration de l'humeur.[4]

3.  Lumière et synthèse de la vitamine D

La vitamine D3 est l'une des formes les plus importantes de la vitamine D – la forme biologiquement plus active que notre corps peut produire lui-même grâce à la lumière solaire (rayonnement UV-B). La vitamine D3 est extrêmement importante car elle contribue, entre autres, au bon fonctionnement du système immunitaire, au maintien de la santé des os et des dents ainsi qu'au maintien d'une fonction musculaire normale. De nombreuses personnes en Allemagne souffrent d'une carence en vitamine D avec les symptômes qui en découlent.[5]

Le rayonnement ultraviolet B (UVB, 280-320 nm) est la seule partie du spectre solaire qui déclenche la formation de vitamine D dans la peau, et l'on suppose que cette lumière fournit plus de 90 % de la vitamine D nécessaire. L'UV-B permet d'abord la conversion du provitamine D3 dans la peau en prévitamine D3. Ensuite, la prévitamine est isomérisée pour former la vitamine D3 (cholécalciférol). Celle-ci est ensuite métabolisée dans l'organisme pour former des formes biologiquement actives.[6]

Les rayons UV-B – contrairement aux UV-A ou à la lumière artificielle – sont donc pertinents pour la production de vitamine D3. Malheureusement, ils ne traversent pas le verre des fenêtres, ce qui signifie que la synthèse de vitamine D ne peut pas avoir lieu en intérieur. Résultat : si nous passons toute la journée à l'intérieur, les rayons UV-B ne peuvent pas nous atteindre. C'est pourquoi de courtes expositions au soleil (par ex. 10–20 minutes pour les peaux claires) suffisent à stimuler la production de vitamine D.[7]

4.  Lumière et activation du métabolisme

La lumière du jour – en particulier la lumière bleue naturelle du matin – a une influence directe sur nos centrales énergétiques cellulaires, les mitochondries. Des études montrent que les stimuli lumineux peuvent activer certaines voies de signalisation qui augmentent la performance des mitochondries. Ainsi, plus d'énergie est disponible au niveau cellulaire, le métabolisme fonctionne plus efficacement et les capacités physiques et mentales augmentent. Mais la lumière rouge et infrarouge (p. ex. au coucher du soleil ou spécifiquement via des lampes infrarouges) peut également améliorer la fonction de l'enzyme cytochrome c oxydase, ce qui augmente la production d'ATP et améliore ainsi la production d'énergie.[8] Ce processus est appelé photobiomodulation.[9]

5.  Lumière et régulation du poids

Des études montrent que le contact régulier avec la lumière naturelle du jour ne régule pas seulement le rythme circadien, mais peut aussi favoriser la combustion des graisses. Des chercheurs de l'Université de l'Alberta ont découvert que les cellules graisseuses humaines situées sous la peau sont sensibles à la lumière. Via une voie de signalisation dépendante de la lumière, la lumière à courte longueur d'onde (bleue) peut avoir des effets directs sur le métabolisme des graisses. Cela pourrait expliquer pourquoi la lumière naturelle influence positivement le stockage et la dégradation des graisses.[10] Parallèlement, le risque de surcharge pondérale et d'obésité augmente lorsque des sources lumineuses artificielles restent allumées pendant le sommeil.

6.  Lumière et santé mentale

Le manque de lumière est associé à la dépression et au trouble affectif saisonnier (TAS). Les luminothérapies avec lumière bleue ou blanche se sont révélées efficaces pour réduire les symptômes dépressifs et augmenter la motivation.

Il est particulièrement intéressant de constater qu'une exposition lumineuse intense peu après le réveil matinal peut être utilisée comme traitement efficace chez les personnes souffrant de dépression saisonnière (TAS) et de dépression hivernale. Cela peut avancer un rythme circadien retardé et ainsi atténuer des états métaboliques défavorables.[11]

7.  Lumière, hormones et métabolisme

Illustration : La lumière influence la glycémie, l'insuline et le métabolisme des graisses – une clé naturelle pour une meilleure sensibilité à l'insuline et une combustion des graisses plus efficace.

La lumière a une influence directe sur la glycémie et le taux d'insuline. Une étude de 2019 a montré que les personnes exposées à davantage de lumière le matin présentaient une meilleure sensibilité à l'insuline que celles vivant dans des environnements plus sombres. Une glycémie stable aide à réduire les fringales, notamment pour les aliments sucrés. Cela peut prévenir la prise de poids et contribuer à long terme à un bilan énergétique plus sain. Une sensibilité à l'insuline plus élevée signifie que les cellules répondent mieux à l'insuline et utilisent le glucose de façon plus efficace.

La lumière influence également le métabolisme lipidique à plusieurs niveaux : la lumière bleue le matin augmente le taux métabolique et peut accroître la combustion des graisses. La lumière rouge le soir favorise les processus de régénération et la formation de mitochondries. Les rayons UV-B soutiennent la production de vitamine D, qui participe à son tour à la régulation du stockage et de la dégradation des graisses.

La lumière influence en outre plusieurs hormones essentielles au métabolisme :

Cortisol



Stimulé le matin par la lumière et il active le métabolisme.

Mélatonine

 

Sécrétée dans l'obscurité et elle régule les processus régénératifs.

Insuline

 

La lumière peut améliorer la sensibilité à l'insuline et réguler la glycémie.

Sérotonine

 

La lumière du jour augmente la production de sérotonine, ce qui favorise le bien-être.


La lumière influence aussi la leptine et la ghréline – les deux hormones qui régulent la faim et la sensation de satiété. Des recherches montrent que les personnes exposées à moins de lumière du jour ont tendance à manger davantage et présentent un risque plus élevé de surpoids et de diabète.

Quelle lumière est bénéfique ? Effets des différentes sources lumineuses sur le corps

Même si nous avons l'impression que le soleil est une source lumineuse homogène, la lumière solaire se compose en réalité de différents spectres. Ces spectres possèdent des longueurs d'onde différentes, chacune ayant des effets biologiques spécifiques sur notre corps.

Le spectre lumineux couvre différentes longueurs d'onde, allant de la lumière ultraviolette jusqu'à l'infrarouge. L'œil humain perçoit les longueurs d'onde comprises entre 380 et 780 nm.

Illustration : L'œil humain est adapté à un spectre lumineux particulier.

  • Lumière bleue (400-500 nm) :
    Elle a un effet fortement stimulant et supprime la production de mélatonine. Ainsi, elle augmente la vigilance et peut influencer la glycémie. Un excès de lumière bleue artificielle le soir peut toutefois perturber le rythme veille-sommeil et, à long terme, nuire au métabolisme.
  • Lumière rouge et proche infrarouge (600-900 nm) :
    Ces types de lumière pénètrent profondément dans les tissus et favorisent la régénération cellulaire. Les recherches sur la photobiomodulation montrent que la lumière rouge améliore la fonction des mitochondries et réduit les réactions inflammatoires, ce qui influe positivement sur le métabolisme.
  • Lumière UV (280-400 nm) :
    La lumière UV est la lumière ultraviolette du soleil, qui régule germes, acariens, moisissures, bactéries et virus.[12] Les rayons UV-B sont notamment responsables de la synthèse de la vitamine D. Un taux adéquat de vitamine D est essentiel pour le métabolisme du calcium, le système immunitaire et la sensibilité à l'insuline. Une carence en vitamine D a été associée à un risque accru de diabète de type 2.
  • Lumière infrarouge (> 900 nm) :
    La lumière infrarouge peut favoriser la circulation sanguine, détendre les muscles et activer des processus métaboliques. Elle est de plus en plus utilisée en thérapie pour soutenir la régénération cellulaire et le traitement des maladies métaboliques.

Auch der Bestsellerautor Andreas Moritz décrit dans Heile dich selbst mit Sonnenlicht les effets positifs de différents spectres lumineux. Selon Moritz, la lumière UV, par exemple, serait capable d'abaisser la tension artérielle ou le cholestérol, d'équilibrer la glycémie ou d'améliorer l'énergie, l'endurance et la force musculaire. Andreas Moritz souligne les effets positifs de la lumière naturelle du soleil sur de nombreuses maladies et l'importance d'une exposition solaire quotidienne pour toutes les personnes. Selon l'auteur, l'alimentation influence fortement la sensibilité individuelle à la lumière du soleil. D'après lui, le bain de soleil devient dangereux lorsque l'alimentation est fortement acidifiante, riche en aliments transformés, en graisses raffinées, etc.

Les effets des sources lumineuses artificielles

Les recherches récentes ont également approfondi la compréhension de la façon dont la lumière artificielle affecte le corps humain. Une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences en octobre 2024 a analysé les données d'environ 89 000 personnes âgées de plus de 40 ans.

Les résultats ont montré que les personnes exposées à une lumière intense pendant les heures nocturnes et qui absorbaient moins de lumière naturelle pendant la journée présentaient un risque accru de mortalité prématurée.[13] Un rapport publié dans National Geographic souligne par ailleurs que la pollution lumineuse est associée à un risque accru de certains cancers, notamment du sein.[14]

En outre, il a été constaté que la lumière artificielle est liée à divers problèmes de santé tels que troubles du sommeil, dépression et anxiété.[15] La lumière artificielle durant la nuit peut aussi perturber le rythme veille-sommeil naturel, ce qui est associé à un risque accru d'obésité, de dépression et de diabète.[16]

Lumière et mode de vie moderne – défis et solutions

Notre mode de vie moderne fait que nous passons la majeure partie de la journée à l'intérieur, souvent sous une lumière artificielle. La lumière artificielle, en particulier avec une forte proportion de lumière bleue (p. ex. émise par les écrans), peut perturber notre rythme naturel. Pour y remédier, les mesures suivantes peuvent être utiles : [16]

Exposition quotidienne à la lumière du soleil :
Au moins 30 minutes de lumière naturelle le matin aident à stabiliser le rythme circadien.

Réduire la lumière bleue le soir :
Éviter les écrans et les LED à forte composante bleue peut favoriser la production de mélatonine et améliorer le sommeil.

Thérapie par la lumière rouge :
Les applications avec lumière rouge ou proche infrarouge peuvent promouvoir la santé cellulaire et avoir des effets anti-inflammatoires.

Surveiller le taux de vitamine D :
Particulièrement en hiver, une supplémentation en vitamine D peut être pertinente.

Utiliser des douches de lumière et des lampes de luminothérapie :
Celles-ci sont une bonne alternative à la lumière solaire naturelle dans les régions à faible ensoleillement.

Conclusion

La lumière est bien plus que de la simple luminosité – c'est un mécanisme de contrôle essentiel pour notre métabolisme. La bonne quantité et la bonne qualité de lumière peuvent réguler nos hormones, augmenter la production d'énergie et favoriser le bien-être général. Les études montrent que la luminothérapie, une exposition solaire ciblée et l'évitement de la lumière bleue artificielle sont des mesures décisives pour préserver la santé du métabolisme. Il est donc important de s'exposer régulièrement à la lumière naturelle du jour et d'utiliser la lumière artificielle de manière consciente afin de maximiser les effets positifs sur le métabolisme.

Avertissement

Cet article ne remplace pas un traitement par un thérapeute qualifié. Ce texte se base sur des études et la littérature actuelle. Il ne doit pas être utilisé pour l'autodiagnostic ou l'auto-traitement. Discutez, le cas échéant, de vos réflexions tirées de cet article avec un thérapeute de confiance.

Biographie

Jannyn Sass est journaliste médicale indépendante, diplômée en communication (Dipl.-Kommunikationswirtin), auteure et mère de 3 enfants. Elle a travaillé comme experte en communication dans des agences de design et de logiciels ainsi que pour un investisseur tech à Berlin.

Depuis son adolescence, elle est fascinée par les grands ensembles de facteurs pouvant conduire à la maladie ou à la santé dans la vie d'une personne. Jannyn a étudié la communication économique pour découvrir les relations systémiques et les facettes de la communication interpersonnelle. Au cours de ses études et d'une expérience intensive en Australie, elle a compris qu'il devait y avoir davantage dans la vie.

Elle a commencé à étudier des médecines alternatives, a suivi trois ans de médecine traditionnelle chinoise à Berlin et s'est formée en tant que coach santé. Son principal intérêt est d'étudier les effets des techniques de conscience et des substances naturelles sur le corps, l'esprit et l'âme des humains, des animaux et des plantes. Elle s'intéresse particulièrement à la thérapie par la méditation.

Privat aime parcourir montagnes et vallées, se baigner dans des rivières froides et découvrir la magie de la nature.


[1] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10056135/

[2] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10056135/

[3] https://longevity.stanford.edu/lifestyle/2023/08/17/more-sunlight-exposure-may-improve-sleep/

[4] https://medericenter.org/resources/dr-michael-hummel-blog/into-the-darkness-how-light-cycles-affect-our-health.html

[5] https://www.bfr.bund.de/cm/343/ausgewaehlte-fragen-und-antworten-zu-vitamin-d.pdf

[6] https://www.tandfonline.com/doi/full/10.4161/derm.24494

[7] https://www.tandfonline.com/doi/full/10.3109/00365513.2012.681929#abstract

[8] https://www.researchgate.net/publication/317346378_Mechanisms_and_applications_of_the_anti-inflammatory_effects_of_photobiomodulation

[9] https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/jbio.202300521

[10] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5703708/ 

[11] https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10056135/

[12] https://www.narayana-verlag.de/Zeitlose-Geheimnisse-der-Gesundheit-Verjuengung-Gesamtausgabe-Andreas-Moritz/b21532

[13] https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2405924121

[14] https://www.nationalgeographic.com/science/article/light-pollution-health-cancer-insomnia

[15] https://darksky.org/resources/what-is-light-pollution/effects/human-health/

[16] https://darksky.org/resources/what-is-light-pollution/effects/human-health/


Illustration 1 : madorf/shutterstock.com ; Illustration 2 : zhukovvvlad/shutterstock.com ; Illustration 3 : Elena Pimukova/shutterstock.com


17.04.2025

Jannyn Saß