Homéopathie et rhume des foins
Cinq remèdes importants
Dans l'équipe médicale du cabinet de Kandern, nous nous sommes demandé quels cinq remèdes nous viendraient spontanément à l'esprit pour le rhume des foins. Pour un tableau clinique plus complexe, une telle limitation à quelques remèdes est certes problématique — ce n'est pas le cas comme pour une épidémie, qui peut être assez bien définie autour de quelques remèdes principaux — mais c'est utile au début de se restreindre à peu de remèdes et de les différencier de la manière la plus simple possible. Nous nous sommes mis d'accord sur les cinq remèdes suivants et les avons chacun assortis d'un symptôme particulier qui les distingue de la symptomatologie habituelle du rhume des foins. Cela permet de s'orienter très facilement. Nous administrons généralement les remèdes en D6 ou D12, une à deux fois par jour, ou plus fréquemment selon l'effet. Les quatre portraits de médicaments sont examinés en détail ici .
Wyethia - avec démangeaisons au palais
Sabadilla - avec éternuements violents
Euphrasia - avec prédominance des symptômes oculaires
Histaminum hydrochloricum - impatience « nerveuse », ne supporte pas d'attendre
Eigenblut C7 - souvent très utile, même sans symptômes spécifiques

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Extrait du Répertoire Clinique de Voisin
Le chapitre « Rhume des foins »
Comme cette sélection simple ne suffit pas toujours, voici une version plus différenciée. Elle provient du répertoire récemment traduit de l'excellent et original maître français de l'homéopathie, Henri Voisin. Sa matière médicale nous a toujours été un bon guide, car elle contient des remèdes originaux et repose constamment sur des expériences pratiques personnelles. L'excellent répertoire clinique de Voisin est en train d'être rendu à nouveau accessible au public, après avoir été longtemps disparu. Il recense alphabétiquement de nombreux tableaux cliniques et différencie les remèdes les plus importants.
Rhume des foins
Pendant la période sans crises : Pour le rhume des foins on administre en février ainsi qu'en avril ou mai (avant le début de la floraison) des hautes potences des médicaments pour les accès et on ajoute : Pollen C15, Histaminum pulmonis C15 ou 30, et, en cas de terrain tuberculeux, TUB. C9.
Pendant les accès : On administre le remède pour les symptômes du nez (ou des yeux et du nez) en potences moyennes. En cas de rhume des foins ou de rhinite allergique on peut ajouter Histaminum pulmonis C6 (5 granules tous les 2 jours).
Sécrétions aqueuses et irritantes
? Beaucoup d'éternuements
Avec inflammation des yeux :
ALL-C. – douleur, brûlure < dans une pièce chaude.
ARS. – brûlure des yeux et des narines > chaleur et < 1-3 h. Les éternuements ne soulagent pas.
NAPHTIN. – envie de se frotter le nez. Toux convulsive.
NUX-V. – < le matin au lit ou au réveil > à l'air libre ; nez bouché la nuit.
Sans inflammation des yeux :
CIMIC. – < courant d'air, toux en position couchée.
? Peu d'éternuements
KALI-I. – et douleur dans les sinus frontaux. Rhinite > dans une pièce chaude, état général < chaleur.
Sécrétions aqueuses, peu ou pas irritantes
? Beaucoup d'éternuements
Avec inflammation des yeux :
EUPHR. – larmoiement intense. Gonflement des paupières ; < le soir et à l'air froid.
PHLE. – rhume des foins au début de la floraison.
SABAD. – < dans une pièce froide, à l'extérieur et à l'odeur des fleurs.
SUCC-AC. – démangeaisons des narines et des paupières ; < à l'extérieur.
Sans inflammation des yeux:
CYCL. – avec démangeaisons du conduit auditif et > à l'extérieur.
LYCPR. – < pollen et toutes sortes de poussières et > dans une pièce chaude.
? Peu d'éternuements
AMBRO. – larmoiement. Démangeaisons des paupières (rhinite en fin de période de floraison).
Peu ou pas de sécrétion
? Avec inflammation des yeux
ARUND-D. – démangeaisons des narines, des paupières, du conduit auditif et parfois de l'arche du palais.
KALI-S-CHR. – fins filaments à travers les narines.
SOLID. – insuffisance hépatique. Yeux injectés et larmoiement brûlant.
? Sans inflammation des yeux
STICT. – sensation de plénitude et de congestion à la racine du nez. Envie persistante et inefficace de se moucher. Éternuements. Parfois toux.
ARUND. – démangeaisons des narines et de la voûte palatine.
SOLID.
— Insuffisance hépatique. Yeux injectés et larmoiement brûlant.
Avec dyspnée
? Ars., Chlor. (avec spasme des cordes vocales), Naphtin., Stict.
Avec toux
? Ambro., Cimic. (< en position couchée et première partie de la nuit), Arund., Cupr-act. (sécrétion irritante et brûlante < au froid), NAPHTIN. , Sang. (< odeur des fleurs ; sécrétion jaunâtre, irritante).
Avec démangeaisons de la voile du palais
? Arund., Arund-d. (et conduit auditif), Wye. (choanes, peu d'éternuements).
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