Passer au contenu principal Passer à la recherche Passer à la navigation principale
N'hésitez pas à nous contacter via notre service client: +49 7626 974 9700.

Comparaison des thérapies alternatives contre la douleur : acupuncture, acupression et neuralthérapie

Actualités
Les thérapies alternatives de la douleur considèrent le corps comme un système global complexe

Figure 1 : Les thérapies alternatives de la douleur sont moins orientées sur les symptômes que les approches de la médecine conventionnelle et considèrent le corps comme un système global complexe.

Quiconque souffre de douleurs aiguës ou chroniques sait à quel point celles-ci peuvent perturber la vie quotidienne et réduire la qualité de vie. Outre les analgésiques et autres traitements de la médecine conventionnelle, il existe également des approches alternatives visant à soulager les symptômes de manière aussi globale que possible. Parmi les méthodes les plus connues figurent l'acupuncture, l'acupression et la neuralthérapie. Dans cet article de blog, nous vous présentons plus en détail ces trois thérapies alternatives de la douleur. Vous découvrirez les principes d'action de chaque méthode, les troubles pour lesquels elles sont généralement utilisées et quelles sont leurs principales différences. Nous examinerons également l'état actuel des études et indiquerons pour qui chaque méthode peut potentiellement être particulièrement adaptée.

Approches conventionnelles de la prise en charge de la douleur et leurs limites

Combinaison d'approches conventionnelles et alternatives pour les douleurs chroniques

Figure 2 : Pour de nombreuses personnes souffrant de douleurs chroniques, une combinaison d'approches conventionnelles et alternatives en thérapie de la douleur est la clé pour soulager durablement leurs symptômes.

Les méthodes conventionnelles de traitement de la douleur visent principalement à soulager les douleurs existantes et à restaurer autant que possible la fonction physique. Selon la cause et la nature des symptômes, différentes approches thérapeutiques sont employées. Des analgésiques tels que des anti-inflammatoires (p. ex. AINS), des relaxants musculaires ou – en cas de douleurs intenses – des opioïdes sont prescrits particulièrement souvent. La physiothérapie, la thérapie par le mouvement, les injections ou les interventions chirurgicales peuvent compléter le traitement.

Ces procédures de la médecine conventionnelle peuvent être efficaces surtout pour les douleurs aiguës. Toutefois, dans le cas de douleurs chroniques, les approches purement symptomatiques atteignent souvent leurs limites. Des facteurs sous-jacents possibles tels que les tensions musculaires, le stress, des dysrégulations du système nerveux ou des charges psychosomatiques ne sont souvent pas suffisamment pris en compte par la thérapie classique de la douleur. En outre, une prise prolongée de certains médicaments analgésiques peut s'accompagner d'effets indésirables comme des troubles gastro‑intestinaux, de la fatigue ou – en particulier pour les opioïdes – un risque accru de dépendance.

Comme les douleurs chroniques résultent souvent d'une interaction complexe de facteurs physiques, psychiques et sociaux, de nombreuses personnes souhaitent des approches thérapeutiques complémentaires et plus holistiques. C'est précisément ici que s'inscrivent les méthodes alternatives telles que l'acupuncture, l'acupression et la neuralthérapie, que nous présentons plus en détail dans la section suivante. Il est toutefois important de ne pas considérer ces méthodes comme un substitut systématique aux traitements conventionnels. Pour beaucoup de personnes souffrant de douleurs chroniques, une combinaison individualisée de traitement médical, d'exercice, de gestion du stress et de méthodes complémentaires peut être particulièrement judicieuse.

Acupuncture, acupression, neuralthérapie : portraits succincts des approches alternatives

Acupuncture, acupression et neuralthérapie comme approches globales de la prise en charge de la douleur

Figure 3 : L'acupuncture, l'acupression et la neuralthérapie visent toutes à traiter la douleur de manière holistique, à influencer les processus régulateurs perturbés et à activer les forces d'auto‑guérison du corps.

Les thérapies alternatives de la douleur vont au‑delà des approches purement symptomatiques. Plutôt que de se concentrer uniquement sur le soulagement à court terme de la douleur, elles visent aussi la régulation des processus corporels, la détente du système nerveux et l'activation des capacités d'auto‑guérison. L'acupuncture, l'acupression et la neuralthérapie comptent parmi les méthodes alternatives les plus connues, utilisées surtout en cas de douleurs chroniques, de tensions ou de troubles fonctionnels. Malgré certaines similitudes, ces méthodes diffèrent nettement quant à leur mise en œuvre, leurs mécanismes d'action et leurs fondements théoriques.

1. Acupuncture

Dans la médecine traditionnelle chinoise (MTC), l'acupuncture est pratiquée depuis plusieurs millénaires. La méthode consiste à insérer de fines aiguilles en des points définis du corps, situés le long des soi‑disant méridiens. Le terme « acupuncture » renvoie déjà à la procédure, puisqu'il provient des mots latins « acus » (= aiguille) et « pungere » (= piquer).

Selon la MTC, l'acupuncture doit harmoniser le flux d'énergie (« Qi »), dissoudre les blocages et activer les capacités d'auto‑guérison du corps. Pendant le traitement, les aiguilles restent en général dans le corps pendant environ 20 à 30 minutes. Les patient·e·s doivent en outre se trouver dans une atmosphère calme et relaxante. Les explications scientifiques modernes suggèrent notamment que l'acupuncture – lorsqu'elle est correctement et professionnellement appliquée – peut améliorer la circulation sanguine, influencer le système nerveux et favoriser la libération de médiateurs analgésiques endogènes.

L'acupuncture est utilisée dans de nombreux domaines. On la pratique fréquemment pour les douleurs chroniques, l'arthrose, les douleurs dorsales, les tensions musculaires ou la migraine. On étudie également son éventuel bénéfice pour les douleurs liées au cancer. À cet égard, une méta‑analyse chinoise qui a évalué les résultats de 14 essais randomisés contrôlés a attiré une attention particulière.1 Les auteurs ont trouvé des indications selon lesquelles l'acupuncture pourrait être associée à un soulagement significatif de la douleur chez les personnes atteintes de cancer. De plus, plusieurs des études analysées ont montré qu'une combinaison d'acupuncture et de traitement antidouleur conventionnel pouvait réduire la consommation d'antalgiques.

2. Acupression

L'acupression puise elle aussi ses racines dans la médecine traditionnelle chinoise et repose sur les mêmes points méridiens que l'acupuncture classique. Contrairement à l'acupuncture, aucune aiguille n'est utilisée. Pour remettre l'énergie vitale Qi en circulation, les points correspondants sont stimulés par pression, massage ou mouvements circulaires. À chaque point d'acupression sont associées certaines organes ou régions corporelles. La stimulation ciblée de ces points est censée activer les forces d'auto‑guérison du corps et faire disparaître ou prévenir les symptômes dans les zones concernées.

L'acupression peut être pratiquée de manière thérapeutique ou en auto‑traitement sous forme d'auto‑massage. Elle est souvent utilisée pour les tensions musculaires, les troubles liés au stress, les nausées, les douleurs lombaires ou d'autres formes de douleur légères à modérées. Étant non invasive et sans matériel, cette méthode est considérée comme particulièrement peu contraignante et adaptée au quotidien.

En raison de sa facilité d'application, l'acupression convient particulièrement comme méthode de soutien pour des symptômes récurrents. Il s'agit par exemple des douleurs menstruelles, qui touchent vraisemblablement entre 50 et 90 % des femmes. Une étude publiée en 2018 dans la revue American Journal of Obstetrics and Gynecology, portant sur 200 femmes âgées de 18 à 34 ans souffrant de fortes douleurs menstruelles, fournit des indications sur son efficacité possible.2 Alors qu'un groupe a poursuivi le traitement habituel avec des analgésiques ou des contraceptifs hormonaux, l'autre groupe a reçu des instructions détaillées pour réaliser de l'acupression en auto‑traitement. Après trois mois, 37 % des participantes du groupe acupression ont déclaré que leurs douleurs menstruelles s'étaient au moins réduites de moitié. Après six mois, cette proportion était même de 58 %.

3. Neuralthérapie

Contrairement à l'acupuncture et à l'acupression, la neuralthérapie ne provient pas de la MTC, mais de la naturopathie et de la médecine de régulation. Cette méthode consiste à injecter des anesthésiques locaux (p. ex. procaïne ou lidocaïne) de manière ciblée dans certaines zones cutanées, musculaires ou tissulaires. L'objectif du traitement est d'influencer le système nerveux autonome, de soulager la douleur et de soutenir les processus régulateurs et de guérison du corps.

La neuralthérapie repose essentiellement sur deux concepts de traitement : la thérapie segmentaire et la thérapie des champs perturbateurs (Störfeldtherapie). La thérapie segmentaire part de l'hypothèse que certaines zones cutanées, muscles, articulations et organes internes sont reliés entre eux via des voies nerveuses communes. En injectant un anesthésique local dans des régions douloureuses ou anormales, on cherche à influencer les stimuli au sein de ces connexions nerveuses et à atténuer les symptômes. La thérapie des champs perturbateurs, quant à elle, suppose que des inflammations chroniques, des cicatrices ou d'autres altérations tissulaires peuvent former des « champs perturbateurs ». Ceux‑ci exerceraient une irritation continue sur le système nerveux autonome et pourraient provoquer des symptômes à distance. En injectant un anesthésique local dans ou autour du champ perturbateur présumé, on vise à interrompre cette stimulation et à rétablir la régulation corporelle.

Parmi les indications courantes de la neuralthérapie figurent, outre les douleurs chroniques, les douleurs liées aux cicatrices, les douleurs dorsales, les tensions cervicales, les affections rhumatismales, les maux de tête et la migraine ainsi que les neuralgies (douleurs nerveuses). Au centre de cette méthode se trouve en particulier le système nerveux autonome, qui régule de nombreuses fonctions corporelles involontaires. Les partisans de la neuralthérapie considèrent que le traitement peut influencer positivement des boucles de régulation perturbées et ainsi contribuer à soulager divers symptômes.

Quelle méthode convient à qui ?

Toutes les thérapies alternatives de la douleur poursuivent un objectif commun : soulager la douleur de manière aussi globale que possible et soutenir la capacité de régulation du corps. La méthode la mieux adaptée dépend notamment du type de symptômes, des préférences personnelles ainsi que d'éventuelles peurs et comorbidités.

L'acupuncture est généralement considérée comme particulièrement appropriée pour les personnes souffrant de douleurs chroniques comme l'arthrose du genou, les douleurs dorsales ou la migraine. Les personnes atteintes de troubles de la coagulation, d'infections cutanées sévères ou d'une peur prononcée des aiguilles ne sont en revanche généralement pas de bonnes candidates à cette thérapie. L'acupression, nettement plus douce et sans aiguilles, constitue une alternative fréquemment employée, notamment pour les céphalées de tension aiguës, les tensions cervicales, les nausées ou la détente générale. L'acupression n'est pas indiquée en cas de blessures aiguës, de plaies ouvertes ou de fractures osseuses. La neuralthérapie est souvent recommandée pour les personnes présentant des douleurs chroniques résistantes aux traitements, des neuralgies, des tensions musculaires ou des inflammations chroniques. Elle est toutefois contre‑indiquée en cas d'allergie aux anesthésiques locaux, de troubles hémorragiques sévères ou de prise d'anticoagulants.

De manière générale : pour les douleurs chroniques ou de longue durée, l'acupuncture ou la neuralthérapie sont plus fréquemment proposées, car ces méthodes agissent de façon plus ciblée sur le système nerveux et sur des processus de régulation plus profonds. Ces deux procédures doivent être pratiquées exclusivement par des médecins disposant d'une formation complémentaire appropriée ou – dans le cas de l'acupuncture – également par des praticiens naturopathes qualifiés. L'acupression, en revanche, ne nécessite pas de formation médicale et convient très bien à l'auto‑traitement à domicile après une instruction.

Le point de vue scientifique : études sur les thérapies alternatives de la douleur

Situation des études sur l'acupuncture, l'acupression et la neuralthérapie

Figure 4 : Si plusieurs études existent sur l'efficacité de l'acupuncture, la situation des études sur l'acupression et la neuralthérapie reste pour l'instant plus limitée.

On reproche encore souvent aux thérapies alternatives de la douleur d'être nettement moins efficaces que les procédures de la médecine conventionnelle. Mais est‑ce vraiment le cas ? L'évaluation scientifique varie selon la méthode et le domaine d'application. L'acupuncture est à ce jour la mieux étudiée. La soi‑disant étude GERAC (« German Acupuncture Trials ») figure parmi les plus grandes études au monde évaluant l'efficacité de l'acupuncture.3 Dans le cadre de ces recherches, des patient·e·s souffrant notamment de douleurs chroniques du bas du dos ont été étudié·e·s. Un traitement d'acupuncture sur six mois a entraîné chez la plupart des participant·e·s une diminution significative des symptômes, dépassant nettement les effets de la thérapie standard de l'époque.

Des chercheurs de la Charité ont également examiné l'efficacité de l'acupuncture dans un projet pilote d'envergure impliquant environ 200 000 patient·e·s douloureux sur une période de trois ans. Les auteur·rice·s ont conclu que l'acupuncture peut être considérée comme une méthode sûre et dont l'efficacité est confirmée. Trois patient·e·s sur quatre souffrant de maux de tête ou de douleurs chroniques du dos (syndrome lombaire) ont rapporté une amélioration sensible de leurs symptômes encore six mois après le traitement. Des taux de succès encore plus élevés ont été observés, entre autres, pour l'asthme ou la rhinite allergique, la dysménorrhée et les douleurs arthrosiques.

Comparée à l'acupuncture, la base de données pour l'acupression et la neuralthérapie est pour l'instant plus limitée. Néanmoins, il existe des études et des revues systématiques suggérant que ces deux méthodes peuvent avoir des effets positifs pour certains troubles – surtout en tant que mesures complémentaires dans le cadre d'une prise en charge globale et multimodale de la douleur. Ainsi, une revue systématique et méta‑analyse récente confirme que l'acupression peut améliorer la douleur, la sensibilité à la pression et les limitations fonctionnelles dans divers syndromes douloureux chroniques.4 Pour la neuralthérapie, il existe à ce jour beaucoup moins d'études de grande taille et représentatives. C'est pourquoi la méthode est actuellement classée en médecine fondée sur les preuves plutôt comme une procédure complémentaire.

Conclusion

Pour les personnes souffrant de douleurs chroniques et recherchant des options de traitement complémentaires ou plus holistiques, des thérapies alternatives de la douleur comme l'acupuncture, l'acupression et la neuralthérapie prennent une importance croissante. Bien que les différentes méthodes reposent sur des approches distinctes, elles ont en commun de rarement se focaliser uniquement sur les symptômes douloureux et de considérer le corps comme un système global. Si l'acupuncture est aujourd'hui relativement bien documentée scientifiquement, la situation des études concernant l'acupression et la neuralthérapie reste pour l'instant plus limitée. Néanmoins, de nombreuses personnes rapportent des effets positifs en termes de réduction de la douleur et d'amélioration de la qualité de vie.

Avertissement

Cet article ne remplace pas un traitement par un·e thérapeute qualifié·e. Le contenu de cet article repose sur des études et la littérature actuelle. Il ne doit pas être utilisé pour l'auto‑diagnostic ou l'auto‑traitement. Discutez, le cas échéant, de vos idées issues de cet article avec un·e thérapeute de confiance.

Biographie

Katharina Korbach écrit régulièrement des articles de blog pour le Narayana Verlag sur les plantes médicinales et les principes actifs naturels. Elle s'intéresse très tôt à la langue et à l'écriture de textes littéraires personnels. Une grave maladie pendant sa période de terminale l'a conduite à se pencher intensément sur les thèmes de la santé et de la nutrition, intérêt qui perdure à ce jour. Après l'échec répété de traitements conventionnels, elle a opté pour une approche thérapeutique naturopathique plus axée sur l'auto‑efficacité. Une alimentation à base de plantes a été une clé importante de son chemin vers la guérison.

Katharina a étudié les sciences culturelles (B.A.) et la littérature appliquée (M.A.). En 2022, elle a publié son roman de début « Sperling » chez Berlin Verlag. Aujourd'hui, elle travaille comme auteure indépendante, rédactrice médicale et formatrice à Berlin. Elle passe volontiers son temps libre avec des amis ou à l'entraînement de barre. Elle adore aussi voyager et tester de nouvelles recettes véganes.


Sources

  1. He Y, Guo X, May BH, Zhang AL, Liu Y, Lu C, Mao JJ, Xue CC, Zhang H. Clinical Evidence for Association of Acupuncture and Acupressure With Improved Cancer Pain: A Systematic Review and Meta-Analysis. JAMA Oncol. 2020 Feb 1. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31855257/.
  2. Blödt S, Pach D, Eisenhart-Rothe SV, Lotz F, Roll S, Icke K, Witt CM. Effectiveness of app-based self-acupressure for women with menstrual pain compared to usual care: a randomized pragmatic trial. Am J Obstet Gynecol. 2018 Feb. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29155036/.
  3. Haake M, Müller HH, Schade-Brittinger C, Basler HD, Schäfer H, Maier C, Endres HG, Trampisch HJ, Molsberger A. German Acupuncture Trials (GERAC) for chronic low back pain: randomized, multicenter, blinded, parallel-group trial with 3 groups. Arch Intern Med. 2007 Sep 24. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17893311/.
  4. Lee TKW, Chang JR, Hao D, Fu SN, Wong AYL. The Effectiveness of Auricular Acupressure on Chronic Musculoskeletal Pain: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. J Integr Complement Med. 2025 Jan. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39018502/.

Figure 1 : Apurbo12345/shutterstock.com ; Figure 2 : triocean/shutterstock.com ; Figure 3 : triocean/shutterstock.com ; Figure 4 : H_Ko/shutterstock.com

01.10.2026

Katharina Korbach