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Nous consacrons beaucoup d’énergie aux soins des personnes qui ont besoin d’être aidées. C’est évident et fait partie de la vie.
Mais qu’en est-il des proches aidants et du personnel soignant dans les établissements résidentiels ?
Lorsque nous abordons le thème des soins homéopathiques pour les membres de la famille et d’autres personnes qui nous sont proches, toute notre attention se porte en général sur les malades et les personnes dépendantes. Souvent, nous perdons alors de vue que nous sommes nous aussi affectés par la souffrance des autres.
Les soins nous mettent au défi
Le soin des proches est un défi physique, mental et émotionnel. J’ai fait cette expérience d’abord avec mes enfants – dont je me suis naturellement occupée en tant que mère – puis plus tard avec mes parents. Souvent, j’étais assise auprès de ma mère et je l’observais. Je la regardais attentivement pour percevoir la moindre variation de son état ou simplement pour être attentive à ses besoins. Parfois, je lui lisais des textes, je priais avec elle ou je veillais en silence à son bien‑être.
Et pendant tout ce temps, le monde continuait de tourner autour de moi.
Pendant que j’étais assise à côté de ma mère à l’observer, je traversais souvent un tourbillon d’émotions. À un instant j’étais pleine d’inquiétude et d’angoisse, puis je reprenais espoir en percevant des signes d’amélioration, pour retomber quelques minutes plus tard dans le découragement.
J’étais déchirée entre des sentiments contradictoires et je me sentais comme une balle de ping‑pong qui rebondit dans la pièce. Et c’est cette montagne russe émotionnelle qui finit par réclamer son tribut, même chez les soignant·e·s les plus endurants.
L’épuisement s’installe, mais comme toujours l’homéopathie offre aussi ici une voie de solution.
Cocculus comme médicament guérisseur
Cocculus est un remède doux qui, à mes yeux, donne une impulsion « polie » au corps et à l’esprit et rétablit l’équilibre intérieur. L’état est parfaitement abordé dans la rubrique « Généralités – Faiblesse – Soins et veille auprès du malade ». Certains l’appellent aussi « veille nocturne » et j’aime ce mot car il décrit la situation de manière très juste. Tous ceux qui prennent soin d’autres personnes peuvent s’identifier intuitivement à ce terme (même si la description « soins 24 heures sur 24 » est malheureusement encore plus souvent appropriée).
À ce stade, je voudrais citer un passage de ma propre materia medica :
« Cocculus indicus est un excellent médicament pour les personnes qui se sentent fatiguées et épuisées depuis longtemps, mais qui refusent de l’admettre. Dans de nombreux cas, il s’agit de proches aidants ou de professionnels soignants qui doivent rester éveillés de longues heures et qui relèguent systématiquement leurs propres besoins au second plan. Ils sont présents pour les autres en permanence. C’est un excellent remède pour les médecins, infirmières et infirmiers, sages‑femmes, secouristes et mères. »
J’ai utilisé avec succès à la fois Cocculus C30 et Cocculus C200. En règle générale, il suffit de prendre Cocculus (quelle que soit la puissance disponible) deux fois par jour pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que le soignant ait retrouvé des forces. Si l’épuisement réapparaît, on peut reprendre le remède pendant quelques jours jusqu’à ce qu’une nette amélioration survienne. Pour plus d’informations sur la potentisation homéopathique, voir ici.
Prendre soin de soi est important
Comme on le dit si bien dans les avions : « En cas d’urgence, mettez d’abord votre propre masque à oxygène, puis aidez les autres passagers. » C’est le langage de cabine et une façon agréable de dire qu’on ne peut plus aider personne si l’on ne prend pas d’abord soin de soi. Mais cette sagesse s’envole dès que nous devons prendre soin de quelqu’un. Au lieu de cela, nous nous lançons corps et âme dans les soins et nous donnons tout. Nos propres besoins cessent soudainement d’avoir de l’importance.
Même si dans la situation cela semble être la seule chose à faire, ce sacrifice de soi ne peut pas durer. Après tout, nous ne sommes que des êtres humains.
Donc : mettez votre masque à oxygène et occupez‑vous ensuite des autres.
Quand je soignais mes parents, Cocculus C30 ou C200 était mon « masque à oxygène » personnel.
Je peux vous assurer par expérience que prendre soin des autres est l’une des tâches les plus exigeantes que vous entreprendrez jamais. En même temps, c’est l’une des plus gratifiantes. Maintenant que mes parents ne sont plus là, j’ai presque complètement oublié l’épuisement et les privations de l’époque. Ils se sont effacés pour laisser la place aux précieux souvenirs des derniers mois partagés, remplis d’attention et de proximité, pendant lesquels je les ai soignés.
Les soins sont un merveilleux cadeau, et nous pensons d’abord être ceux qui donnent. En réalité, en tant que soignants, nous sommes tout autant richement gratifiés.
Sur ce : l’homéopathie aide – ceux qui soignent et ceux qui sont soignés. Faites‑le savoir !
Cordialement,
Votre
P.S. L’usage de Cocculus ne se limite pas aux soignants travaillant en accompagnement de fin de vie ou auprès de personnes âgées en fin de vie. Les soins d’enfants malades, de conjoints ou même d’animaux de compagnie peuvent également nécessiter Cocculus. Il vous appartient d’utiliser vos connaissances pour trouver le remède homéopathique adapté à la situation. J’encourage tous les élèves et étudiants en homéopathie à investir dans une bonne formation en matière d’armes thérapeutiques homéopathiques. Cela en vaut la peine !
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Source : https://joettecalabrese.com/blog/care-for-the-caregiver/

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