Passer au contenu principal Passer à la recherche Passer à la navigation principale
N'hésitez pas à nous contacter via notre service client: +49 7626 974 9700.

À bout de souffle et craignant une chute après un accident

Actualités

 

A. est un homme de 70 ans, gentil, légèrement en surpoids et, malgré son âge, gai et enjoué. Son visage est bouffi et plutôt bleuâtre. Il souffre de bronchite chronique, éprouve des sensations d'étouffement et ressent le moindre manque d'oxygène dans une pièce. Le matin, il a l'impression d'avoir bu 2 litres de vin. Il s'essouffle facilement, surtout en montant. Ses jambes lui paraissent lourdes. L'après-midi, il va mieux.
Tous ses problèmes ont commencé il y a 8 mois, après qu'il est tombé d'une échelle de 2,5 m de hauteur. Au début il a pris cela à la légère et a seulement vérifié s'il s'était cassé quelque chose ; il s'est assis sur un banc dans son jardin et avait une bière devant lui. Depuis lors, cependant, il vit dans la peur constante de tomber. Il s'accroche à la rampe en haut de l'escalier et ne peut descendre l'escalier qu'avec l'aide de la rampe. Il a arrêté de faire du vélo parce qu'il craint une chute.

 

Cela est plutôt inhabituel chez lui car il a toujours été un casse-cou, qui n'avait jamais peur de ce genre de choses. Il était un homme d'affaires prospère à la tête d'une grande entreprise familiale, qu'il a vendue en vieillissant. Maintenant il profite de sa retraite. Il aime boire de la bière, jusqu'à 4 bouteilles par soir. Il ronfle très fort, si bien que sa femme préfère dormir dans une autre chambre. Sa tension artérielle est élevée.

 
Il ne supportait pas le traitement antihypertenseur car les médicaments lui provoquaient des vertiges. Il ne supporte pas les médecins et, en général, il s'occupe lui‑même de sa santé. Il boit une tisane de gui pour maintenir sa tension artérielle normale. Je lui conseille de réduire sa consommation d'alcool, car je suspecte une apnée du sommeil.
 
11_1026_mohn.jpg
Fleur de pavot

Analyse : Toute l'histoire du « je ne vais plus bien depuis la chute » suivie des peurs, son aspect bleuâtre et son ronflement me font d'abord penser à Opium, puis, à la réflexion, aux carbones et aux astéracées. Pour le confirmer, je l'interroge sur sa douleur : « Je suis complètement insensible à la douleur. Je crois qu'on pourrait m'ouvrir le ventre sans anesthésie ; mais je ne peux pas porter de lunettes progressives, elles me donnent mal à la tête. »

 
Il est daltonien, mais choisit sans problème le bleu 15D et le jaune 1C.
 
Ceci suffit comme confirmation pour Opium (ils aiment le 2C, qui est tout près du 1C).
 
Prescription : Opium 1M, 2 prises en l'espace de 2 jours
 
Dès la première nuit, il dort mieux et ronfle beaucoup moins. Sa femme dit qu'il a un aspect complètement différent et bien meilleur. Après quelques jours, le visage enflé et bleuâtre ainsi que la sensation d'ivresse matinale ont disparu. Il souhaite continuer à prendre le remède et le prend désormais deux fois par semaine.
 
Après 3 mois, son amélioration s'est encore poursuivie et il retrouve son ancien moi. Ses jambes ne lui paraissent plus aussi lourdes, le ronflement et la bronchite ont cessé, et il peut descendre l'escalier sans la rampe. Après 6 mois, il prend toujours Opium 1M et se sent bien. Il a réduit sa consommation d'alcool. Il est heureux que son histoire soit publiée !
**************************************************************************

Photo : Ulrich Welte
**************************************************************************
Catégorie : Cas
Mots-clés : bronchite chronique, essouffnement, peur de tomber, ronflement, insensible à la douleur, visage bleuâtre
Remède : Opium

Ulrich Welte