Un homme de 60 ans est venu un an après une dialyse pour un traitement en raison d'une insuffisance rénale après une transplantation rénale. Une biopsie a montré que, deux ans après, il présentait encore des symptômes de réactions de rejet à l'égard du rein transplanté, ce qui est plus long que la normale. Il prend une dose d'entretien de prednisone et se plaint des effets secondaires : amincissement de la peau, tension artérielle élevée (180/100), œdèmes aux chevilles et légers maux de tête. De plus, il se sent agité et tendu.
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Déjà depuis des années il souhaitait quitter la grande ville pour s'installer à la campagne afin d'échapper à la frénésie, car il ne se sent pas à sa place dans le monde du commerce, de la consommation et de la bureaucratie. Il travaille dans le service social et est très soucieux de l'environnement. |
« Je m'emporte tellement contre ces bureaucrates ! On accorde beaucoup trop peu d'importance aux valeurs humaines intérieures ! » Sa maladie l'a rendu incertain : « Je ne peux pas me débarrasser des vieilles peurs, elles me poursuivent. Il y a toujours un nuage sombre au-dessus de moi… je ne peux pas oublier le rein. J'essaie de vivre au jour le jour, toujours conscient que chaque jour pourrait être le dernier. Je perçois les situations par intuition. Je suis quelqu'un qui veut toujours garder le contrôle de sa vie. » En effet, il s'est longuement informé sur sa maladie. Il choisit soigneusement ses thérapies, mais ne fait pas preuve d'un grand assurance ; souvent il ne se fait pas pleinement confiance et demande alors un second avis. C'est un homme sympathique, non conventionnel. Il est à la recherche d'une idéologie et d'une philosophie de vie, mais il ne parvient pas à se décider, il se garde toutes les possibilités ouvertes. Il y a de nombreuses années je l'ai vu marcher à pied le long de la rue, son long manteau noir flottant au vent, et le terme qui me paraissait le plus approprié pour le décrire était « magicien ». Autrefois il avait bien réagi au Causticum, prescrit en partie en raison de son aversion pour l'autorité et de sa réaction intense à la souffrance du monde. Après sa transplantation rénale il a reçu de l'acétate de prédnisolone et son énergie a augmenté. Après un an, il y avait cependant encore des signes d'une réaction de rejet à l'égard du nouveau rein. J'ai prescrit Erbium carbonicum.
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Un an plus tard il souffre de fatigue et ressent une pression thoracique, des œdèmes aux chevilles et des troubles gastriques. Il prend tout un cocktail de médicaments : Cozar, Selokene, Prednisolon, Nexium, Lasix, Prograft et Mycofortic, ce qui pourrait indiquer que certains de ses symptômes sont iatrogènes. |
Analyse : Nous disposons de peu d'essais médicamenteux ou d'expériences cliniques pour ces remèdes. Nous dépendons donc largement de la méthode de Jan Scholten pour repérer le stade approprié. Chez ce patient se manifestent une certaine prudence, des doutes sur lui-même et de l'incertitude. Sa guérison avait bien commencé, mais s'est arrêtée à mi-parcours, comme si son corps lui aussi se sentait « incertain ». En pratique, il apparaît que l'attitude intérieure et le comportement peuvent fournir des informations fiables sur le fonctionnement du système végétatif. Le stade 4 (par ex. Cerium chez les lanthanides) est connu pour sa prudence : quelque chose commence puis s'arrête. Ordonnance : Thorium metallicum 1M Suivi : Un an plus tard il revient pour une infection abdominale due à un manque d'hygiène, qui est soignée par phytothérapie. Son état est bon, mais il souffre encore des effets secondaires de ses médicaments ; son intestin est hypersensible. Les biopsies sont négatives et il peut réduire ses médicaments anti-rejet. **************************************************************************
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Catégorie : Cas ************************************************************************** |
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