| Il s'agit d'une patiente née en 1959 : « Je suis dans une situation sans issue. Ma vie stagne. Mon fils a reçu un diagnostic de TDA, et pour cette raison j'ai beaucoup lu sur ce sujet. Je me reconnais dans le tableau du TDAH(1). Je capte trop de choses et j'ai trop gardé en moi. Je suis très sensible et extrêmement réceptive aux stimulations extérieures. J'entends, vois et sens plus intensément que les autres, tout me paraît trop criard, trop vif ou trop tranchant. Je peux sentir l'énergie des autres. C'est comme si je me fondais dans les autres, et alors trop me revient. Lorsque beaucoup de personnes sont autour de moi ou qu'il y a trop d'agitation, je capte beaucoup trop et je me perds ; alors je dois me retirer rapidement. | |
Cela arrive tout simplement, je ne pourrais pas le provoquer volontairement. Quand de telles choses viennent de l'extérieur, une grande confusion s'installe en moi. Je deviens oublieuse et je me perds dans mon propre chaos. Quand tout devient trop, j'essaie d'apporter un peu de structure dans ma vie, mais je ne sais pas comment y parvenir !» « D'un côté j'ai beaucoup d'impulsions et je peux être très enthousiaste ; pourtant je réagis souvent comme une poule sans tête. D'un autre côté je peux aussi être totalement apathique. C'est un trouble affectif : soit je suis vraiment engagée soit complètement apathique. Le psychiatre m'a récemment diagnostiquée TDAH ; dans le tableau du TDAH adulte je me reconnais parfaitement. » « Je n'ai pas de filtre. Je déteste l'idée devoir prendre des psychotropes. J'ai pris du Ritaline quelques fois, mais ça m'a transformée en zombie. Tout m'ennuyait et c'était comme un brouillard dans ma tête. Mon esprit ne m'obéissait plus ; j'étais ralentie et je n'avais plus du tout d'impulsions. J'avais l'impression d'être dans une rue étroite et sans couleur, un état terrible. C'est tellement dur pour tous les enfants qui doivent prendre du Ritaline et qui ne peuvent pas expliquer ce qu'ils ressentent. »
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Elle avait travaillé comme infirmière dans une unité d'intervention de crise psychiatrique. C'était un travail très éprouvant, où on faisait beaucoup de recherches et où de nouvelles directives devaient souvent être mises en œuvre. En tant que seule femme elle se sentait opprimée et reléguée à la position d'outsider. Cependant, elle a surmonté tous les obstacles, même lorsqu'elle était enceinte de son fils. À son retour de congé maternité à la clinique, elle a peu après eu un burn-out complet ; elle a finalement dû rester à la maison et vivre de l'indemnité maladie. Elle aime danser et peut ainsi relâcher ses tensions. |
« Quand il faut que ça aille vite, le chaos arrive et les impulsions se multiplient. C'est comme si tout allait plus vite ! Depuis que je fais du yoga, j'ai de nouveau plus de contact avec moi-même, mais pour moi ce n'est quand même que du « hocus-pocus ». Je suis une personne vivante, associative, créative et mobile. » Pendant l'entretien ses bras s'écartent dans toutes les directions. Je lui demande de répéter les mouvements. Elle répond : « C'est ma nature : il y a un noyau, mais il éclate comme une bombe à éclats ou comme un feu d'artifice. C'est comme si mon centre éclatait et explosait. |
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Toute ma vie j'ai combattu un ennemi invisible. J'ai besoin d'un endroit approprié où je peux enfin me débarrasser de mes sentiments de culpabilité, qui me poursuivent toujours quand quelque chose ne va pas, peu importe combien je me suis efforcée. Je cherche la cause de l'échec toujours chez moi et j'en assume la responsabilité pour tout. J'ai lutté fortement parce que je voulais être différente de ce que je suis et cela m'a rendue très malheureuse. » « Parfois il y a un endroit calme en moi, comme une vallée ; je peux être comme ça aussi. C'est silencieux là, un perchoir, un petit nid. |
| Là je dois chercher, c'est le lieu où tout commence et se termine. Et j'ai toujours travaillé tellement dur ! » | |
Plaintes physiques : Mauvais sommeil, superficiel, réveils fréquents entre 2 et 4 heures du matin. « Même pendant le sommeil tout agit sur moi ! » Elle se réveille avec des tensions dans tout le corps. Articulation ilio-sacrée douloureuse ; raideur fréquente le matin ; la nuit les bras s'engourdissent ; sensation d'engourdissement dans le bras gauche. Troubles du rythme cardiaque : « Mon cœur s'emballe vite et de manière irrégulière, tous les jours ! » Soustenue par la ménopause : règles irrégulières, bouffées de chaleur, douleurs articulaires. Prescription : Californium nitricum C 200, une fois toutes les 2 semaines. Suivis Après 2 mois : Parlez-moi de son « centre » : « Il ressemble à une boule fluide et molle qui tient ensemble. Tout est dedans, mais ça reste uni ! Mon flux d'énergie interne est devenu plus fort et il y a moins de chaos. » Après quatre mois et demi : Après un an : C'est une amélioration énorme, maintenant je suis vraiment là, même quand il se passe beaucoup de choses autour de moi. Avant je devais me concentrer sur une chose, j'avais une sorte de vision en tunnel et je perdais le reste de vue. Mais maintenant je peux tout voir en même temps et ça fait vraiment du bien. Je suis beaucoup plus présente pour les enfants et c'est bon pour eux. Ma situation hormonale s'est améliorée ; je n'ai plus de symptômes de la ménopause et plus de bouffées de chaleur, mon humeur est bonne, je me sens stable. Mes règles ne sont certes plus régulières maintenant, mais cela ne me pose aucun problème, ni avant ni après. Mes muscles, qui étaient souvent si contractés, sont moins tendus et ne me font plus mal. Je n'ai plus de troubles du rythme cardiaque. Je suis dans mon centre et je ne perds plus mon énergie ; elle ne part plus comme avant dans toutes les directions. Je travaille deux jours par semaine dans un centre de retraite(2) et j'y donne des massages. J'aimerais y travailler davantage. J'ai du plaisir au contact avec les gens et je sais que je fais bien mon travail. 6e suivi : Californium nitricum Actinides :
Stade 12 :
Nitricum :
Stade 15 : Destruction, effondrement Nitricum selon Mahesh Gandhi :
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(1) Syndrome du déficit de l'attention |
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| Photo : Wikimedia |
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Catégorie : Cas |
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